« Rahab la spacieuse »

Le coup de cœur de Daniel Marguerat pour Noël

Un coup de cœur spécial de Daniel Marguerat pour Noël

A la suite de son premier coup de cœur, Daniel Marguerat nous propose comme coup de cœur spécial pour Noël le dernier livre de Francine Carrillo, intitulé Rahab la spacieuse. Cet ouvrage a été publié tout récemment par les Éditions Ouverture (Le Mont-sur-Lausanne, novembre 2020, 61 pages).

Pour Daniel Marguerat, voilà en effet « un livre qui parle du passage de frontières, d’insurrection de la conscience et de sauvetage de l’humain. Rahab est décrite comme « une femme de tête chez qui intelligence et cœur font alliance pour chercher par où la vie doit passer au moment précis où les nœuds la compliquent » (p. 43). »

Qui est Rahab ?

Rahab est une femme dont nous parle en effet à deux reprises le Livre de Josué. Elle habitait la ville de Jéricho. C’est elle qui va accueillir les espions envoyés par Josué pour préparer la prise de la ville et la conquête du pays de Canaan. Dans Josué 2,1-21, nous pouvons relire l’épisode de l’accueil des deux espions israélites et de l’organisation de leur fuite. Dans Josué 6,22-25, lors de la prise de Jéricho, les Israélites vont alors mettre Rahab et sa famille à l’abri, avant d’incendier toute la ville.

Pourquoi Rahab la spacieuse?

Le nom de Rahab explique le titre du livre, Rahab la spacieuse. Son nom porte en effet en lui l’idée d’ouverture, d’élargissement et d’espace. C’est cela qui explique pourquoi Francine Carrillo la désigne ici comme « la spacieuse ».

Rahab dans le Nouveau Testament

Rahab figure aussi dans la généalogie de Jésus ouvrant l’Évangile selon Matthieu. En effet, cela n’est pas par hasard. Elle a permis au peuple d’Israël de passer dans la terre promise après 40 années passées au désert. Et la généalogie transcrit le passage générationnel depuis Abraham (Matthieu 1,1) à Joseph, Marie et Jésus (Matthieu 1,16). Enfin, la généalogie marque le passage de l’Ancien au Nouveau Testament. On retrouve Rahab également dans la Lettre aux Hébreux (11,31) et dans la Lettre de Jacques (2,25).

Pour en savoir plus, voir l’interview de Francine Carrillo publiée dans le site Réformés.ch

Photo de Francine Carrillo, dans son interview publiée par réformés.ch le 23 novembre 2020.
Lien vers l’interview de Francine Carrillo : reformés.ch

Francine Carrillo apporte de nombreuses et passionnantes précisions sur son livre dans cette interview réalisée par Estelle Pastoris pour Protestinfo. Ce projet d’écriture est né en plein contexte de la pandémie. Il destiné à aider lectrices et lecteurs à traverser le « semi-confinement » actuel. Elle explique notamment comment, selon elle, s’identifier à Rahab peut nous aider aujourd’hui à traverser existentiellement et spirituellement la crise, au moment où précisément, « les nœuds la compliquent » (p. 43).

Un vade-mecum très utile pour l’exégèse biblique

De quoi s’agit-il, en bref?

Ce très utile vade-mecum pour l’exégèse biblique se présente comme une sorte de dictionnaire organisé en plusieurs chapitres: les différents livres de la Bible et les principales méthodes d’analyse. Il donne des définitions accessibles des concepts utilisés dans l’analyse de la Bible. Les mots techniques sont ainsi expliqués de manière simple. Il fournit aussi de très nombreux exemples.

Un vade-mecum très utile pour l’exégèse

Ce « vocabulaire raisonné » est unique en son genre. Cet outil complète très bien notre Top 3 des dictionnaires bibliques et notre Top 3 des Bibles d’étude en français. Il permet d’aller plus loin en donnant les définitions de base de très nombreux termes techniques. Nous vous encourageons vivement à consulter régulièrement ce vade-mecum pour l’exégèse biblique pour l’étude de nos cours (cours actuel ou cours des années précédentes). Voilà un petit tour d’horizon de ce vade-mecum.

1ère partie: les différents livres de la Bible

La première partie présente chaque livre de la Bible et aborde la notion fondamentale du canon des Écritures. On entend, en effet, par là tout ce qui touche à la constitution des collections d’écrits à l’origine tant de l’Ancien que du Nouveau Testament. Cette partie donne aussi des éclairages très utiles au sujet des langues originales des textes (hébreu et grec). A la fin, il est aussi question des différentes versions de la Bible et des manuscrits.

Photo d'un des plus vieux manuscrits du Nouveau Testament, le papyrus 46
Un des plus vieux manuscrits du Nouveau Testament, le Papyrus 46 (source: wikipédia)

2e partie: l’approche diachronique ou historico-critique

Ce titre un peu rébarbatif ne devrait pas faire peur à la lecture! En effet, cette partie présente les principaux termes techniques de l’exégèse biblique. Ils sont classés par ordre alphabétique. Vous y trouverez des définitions comme celles de « l’action de grâce », de « l’épopée de Gilgamesh » ou de « l’histoire des religions ». L’histoire de la constitution de l’exégèse moderne constitue le fil rouge de cette partie.

3e partie: les approches synchroniques

Voilà encore un titre un peu rébarbatif ! Pourtant cette partie aborde des notions importantes organisées en cinq catégories. Il y a, tout d’abord, d’une part, le vocabulaire lié à l’analyse narrative et, d’autre part, rhétorique. La première s’occupe surtout des récits. La deuxième se consacre aux textes argumentatifs et aux discours. La troisième est particulièrement originale. Elle introduit l’analyse des lettres (analyse dite épistolaire). Cette dernière, longtemps rattachée à l’analyse rhétorique, constitue un domaine en soi. Elle mérite donc sans réserve une place à part. Ce correctif est salutaire. En effet, dans l’Antiquité (tout comme aujourd’hui), on n’écrivait pas une lettre de la même façon qu’un discours. Le vade-mecum pour l’exégèse biblique enchaîne avec une quatrième partie, consacrée à l’exégèse des lettres de Paul. La cinquième partie, dédiée à l’exégèse juive et chrétienne, ouvre de nouvelles et bienvenues perspectives.

Les auteurs des trois premières parties

Les auteurs de ce vade-mecum pour étudier les textes bibliques sont tous des exégètes chevronnés et des professeurs d’Université. Maurice Gibert a enseigné notamment à l’Université catholique de Louvain et à l’École biblique et archéologique française de Jérusalem. Il est l’auteur de la première partie. Jean-Louis Ska est professeur d’Ancien Testament, à l’Institut biblique pontifical de Rome. Il est l’auteur de la deuxième partie. Jean-Noël Aletti est professeur à l’Institut biblique pontifical, à Rome. On lui doit la troisième partie du vade-mecum.

Une 4e partie dédiée plus largement à l’analyse littéraire

Photo portrait de Sylvie de Vulpillières, enseignante au Centre Sèvres (Paris)
Sylvie de Vulpillières

On doit la quatrième partie du vade-mecum à Sylvie de Vulpillières, spécialiste de l’Évangile de Marc. Elle enseigne à la faculté de théologie du Centre Sèvres, à Paris. Cette partie, intitulée « vocabulaire général – termes étrangers », aborde des définitions générales, comme par exemple « allégorie », « gnosticisme » ou « paradigme ». Elle fournit, enfin une liste de termes allemands et anglais. Cela est très utile. Ces termes apparaissent régulièrement dans la littérature théologique francophone. Ainsi « New Criticism » ou « Wirkungsgeschichte » ! Enfin, un lexique de termes hébreux et grecs complète l’ensemble.

Des annexes toujours utiles

Trois annexes terminent ce vade-mecum très utile pour l’exégèse biblique: une liste de quelques grands noms de l’exégèse biblique (ainsi Karl Barth et Rudolf Bultmann), une liste des abréviations usuelles des livres de la Bible (en français, allemand et anglais), une liste des abréviations des revues scientifiques et, enfin, quelques références bibliographiques.

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Page de couverture du dictionnaire du Nouveau Testament

Le top 3 des dictionnaires bibliques

Voici notre Top 3 des dictionnaires bibliques. Nous avons le plaisir de vous les recommander pour étudier la Bible. Nous commençons ainsi par le petit Dictionnaire biblique de Bernard Gillièron (Éditions du Moulin, Aubonne (Suisse), 2e édition 1990). Vient ensuite avec le Dictionnaire du Nouveau Testament de Xavier Léon-Dufour (Éditions du Seuil, Paris, 3e édition revue et augmentée sortie en 1995). Enfin, nous recommandons vivement le costaud Dictionnaire encyclopédique de la Bible (plus de 1300 pages !). Ce dernier a été publié sous la responsabilité scientifique d’une brochette de spécialistes de l’Ancien et du Nouveau Testament (Brepols, Turnhout, nouvelle édition revue et augmentée, 2002).

Où les trouver?

Pour en faire l’acquisition, vous trouverez ci-dessous des liens pour les commander. Cependant, nous vous encourageons, dans la mesure du possible, à favoriser les librairies spécialisées en littérature chrétiennes.

Le Top 3 des outils pour étudier la Bible

Rappelons que notre site etudierlabible.ch a pour but de faire connaître nos cours bibliques, actuel et anciens. Plus profondément, il a pour vocation de fournir des outils pour étudier la Bible à toute personne intéressée par une lecture ouverte et documentée des textes. Les premières ressources à signaler dans ce sens sont les Bibles d’études. Précédemment, nous vous en avons recommandé trois en particulier.

1. Le dictionnaire biblique

Ce premier outil représente une porte d’entrée intéressante. Il fournit ainsi la description de nombreux mots de l’Ancien et du Nouveau Testament, en partant des termes hébreux et grecs. Ce petit dictionnaire très compact compte 335 articles. Il s’intéresse au champ sémantique des mots, à savoir leurs significations diverses en fonction des contextes et des auteurs. Cet outil met aussi en évidence, par un système de références très fonctionnels les auteurs bibliques et leur usage spécifique des expressions ou des mots.

Les Éditions du Moulin

Ce dictionnaire biblique est l’oeuvre de Bernard Gillièron, fondateur des Éditions du Moulin (à Aubonne, en Suisse). Ces dernières ont cessé leurs activités mais certains ouvrages sont encore disponibles sur internet.

2. Le dictionnaire du Nouveau Testament

Ce dictionnaire, spécifiquement dédié au Nouveau Testament fournit des ressources sans fin. Il comprend ainsi plus de mille articles, dans un format de « livre de poche ». Il convient de signaler aussi la très riche introduction (70 pages) présentant le monde dans lequel les écrits du Nouveau Testament ont vu le jour.

Un outil compact et très complet

Tout y est, ou presque: situation historique (en Palestine et dans le monde méditerranéen), le pays et ses habitants, ses institutions, ses autorités politiques, la géographie et le climat, les mouvements religieux à l’époque de Jésus, les réalités économiques, politiques, sociales et religieuses, … Cela fournit un complément très utile pour comprendre le monde dans lequel vivait Jésus. Bien que consacré au Nouveau Testament, la Bible d’Israël y occupe une large place. Les racines vétérotestamentaires sont largement référencées. Il a été réalisé par le théologien catholique Xavier Léon-Dufour, spécialiste largement reconnu de l’Évangile de Jean.

3. Le dictionnaire encyclopédique de la Bible

Un ouvrage monumental

Ce dictionnaire comprend plus de 4’000 notices. Il aborde ainsi tous les sujets en lien avec La Bible : personnages et auteurs bibliques, lieux et géographie, faune et flore, histoire et institutions, les principaux concepts théologiques. Il réserve aussi une large place aux réalités concrètes de la vie quotidienne.

Une mine d’or de renseignements pour la recherche

Ce dictionnaire ouvre de nombreux dossiers liés à la recherche scientifique. Il aborde les principales interprétations des textes bibliques dans les autres traditions chrétienne, le Judaïsme et l’Islam. Il touche aussi à l’archéologie, aux différentes littératures proches-orientales, à l’histoire des études bibliques et aussi à celle de la transmissions des textes. Enfin, il aborde aussi les rapports entre Bible et les arts.

Le Top 3 des dictionnaires bibliques les plus indispensables

On trouve ces dictionnaires sur commande dans certaines librairies. Des liens sont proposés sous chaque illustration. Ils sont également accessibles dans les bibliothèques de théologie et les centres de documentation. Nous vous souhaitons beaucoup de belles découvertes à l’utilisation de ces riches outils pour étudier la Bible.

Les coups de cœur de Daniel Marguerat: « Jésus. L’histoire d’une Parole »

Photo du théologien Daniel Marguerat, prise à l'occasion d'une interview à Lausanne, le 7 mai 2019
7 mai 2019 Lausanne Interview du théologien Daniel Marguerat, photo PATRICK MARTIN

Notre site étudier la Bible a le plaisir de vous présenter une nouvelle chronique, les coups de cœur de Daniel Marguerat. Daniel Marguerat est professeur émérite de Nouveau Testament de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Lausanne. Il a écrit de nombreux ouvrages, dont certains ont été traduits en plusieurs langues. Il nous présente ici un livre ou une publication qu’il estime particulièrement remarquable ou originale. Pour cette première chronique, c’est Jésus. L’histoire d’une Parole, de Frédéric Boyer et Serge Bloch, qu’il nous présente. Cet ouvrage vient de paraître, chez l’éditeur Bayard, en octobre 2020. Voilà une belle occasion d’enrichir votre bibliothèque. Et pourquoi pas, un cadeau plein de sens à prévoir pour les fêtes de fin d’année.

Photo de couverture du livre "Jésus. L'histoire d'une Parole", écrit par Frédéric Boyer et illustré par des dessins de Serge Bloch (Bayard, Paris, 2020)

Jésus, l’histoire d’une parole

Pour Daniel Marguerat, ce livre est particulièrement remarquable. En effet, « en dix-sept chapitres, de l’attente du Messie à la résurrection, on suit le scénario des évangiles pas à pas ; mais l’intention n’est pas de reconstituer les faits ou les événements. C’est l’impact des paroles et des actes du Nazaréen qui est déchiffré ici, avec une insistance sur leur validité, leur tranchant et leur résonance au cœur de l’humain. Une lecture actualisée, pourrait-on dire« .

Un coup de cœur, à déguster sans modération!

Pour Daniel Marguerat, c’est vraiment un coup de cœur. Le texte et les images s’entremêlent, pour le plus grand bonheur de la lecture. C’est là une grande originalité. « Un livre à déguster entre les dessins (forts, à la limite de la caricature) de Bloch et la superbe écriture de Boyer. Il inspirera les lecteurs et lectrices de l’Évangile, et donnera des ailes aux prédicateurs. Un exemple de leur commentaire sur la parabole du grain de moutarde:« Le Royaume du ciel se construit dans la poussière de nos pas« .

Pour en savoir plus sur ce livre

Pour en savoir plus sur ce livre, il vaut la peine de regarder l’interview de Frédéric Boyer, publiée sur la chaîne YouTube de la librairie Mollat.

Le sens de la souffrance ?

le visage d'une jeune femme, plein de tristesse, qui se demande peut-être "la souffrance, quel sens?"
Photo: Emiliano Vittoriosi sur Unsplash

La souffrance: sens ou non-sens?

La souffrance, quel sens? Dans le mot « sens », il y a deux dimensions, deux idées, deux élans. D’une part, l’idée de direction (le sens de la marche) et, d’autre part, l’idée de définition (le sens d’un mot, d’une notion, d’une émotion). Quand on se demande alors quel sens a la souffrance, l’interrogation est double. D’une part, il y a le besoin de comprendre, de mettre des mots, de pouvoir cerner ce qui m’arrive. Bref, il y a le besoin de pouvoir définir ce qui se passe. D’autre part, il y a la question de clarifier la question de la suite. Comment continuer? Et se relever? Et comment endurer la souffrance? Toutes ces questions reflètent en effet bien la double dimension de la question du sens: qu’est-ce qui m’arrive exactement et comment continuer?

le visage d'un homme, avec quelques traces de sang au bas du visage, la bouche fermée, les yeux bandés et qui tient sa tête entre ses mains.
Photo: soheyl dehghani sur Unsplash

Ne pas se voiler le regard

Dans la Bible, le Livre de Job offre l’occasion de travailler cette question à tous les niveaux: la souffrance, quel sens? Il y a ainsi deux choses. A savoir, d’une part, comprendre ce qui m’arrive ou ce que constate qui arrive. Et, d’autre part, envisager la suite. Endurer? Résister? Se révolter? Accepter? Faire avec? Cette batterie de questions reflète en effet bien la dimension dramatique de la question du sens de la souffrance. Notre cours consacré cette année au Livre de Job offre l’occasion d’approfondir et de cheminer avec ces questions.

dans un musée, une sculpture d'un homme couché qui se tord de douleur et crie la bouche ouverte. au fond, un grand tableau avec une scène évoquant la souffrance
Photo: Alina Grubnyak sur Unsplash

La foi chrétienne au défi de la souffrance

Foi chrétienne et souffrance? C’est certainement une des questions les plus difficiles à envisager. Dans le Livre de Job, ce dernier, après avoir subi une infernale série de malheurs, se tait pendant sept jours. Puis vient ensuite un long monologue dans lequel Job cherche le sens de la question de la souffrance en s’interrogeant à l’extrême, dans les deux directions: qu’est-ce qui m’arrive? A quoi bon tout cela? S’ensuit ensuite, dans le Livre, les discours des amis de Job. Ces échanges sont tendus au début, mais ils vont se parler franchement. Une leçon de vie impressionnante, qui nous apprend la patience et, surtout, de ne pas se contenter de réponses toutes faites à la question la souffrance, quel sens?

Une nouvelle traduction de la Bible vient de sortir

Photo de la nouvelle traduction de la Bible qui vient de sortir aux Éditions Salvator

Les éditions Salvator ont sorti une nouvelle traduction de la Bible. Celle-ci vient de paraître tout récemment (le 24 septembre 2020). Il s’agit d’une Bible proposant une traduction dite liturgique, c’est-à-dire destinée à la lecture publique au cours des célébrations à l’Église. Elle est aussi destinée à être utilisée dans l’enseignement (la catéchèse) et « méditée dans la lecture personnelle », comme le précise son avant-propos. L’objectif peut paraître contradictoire à première vue. Comment coller fidèlement le plus possible au texte source et donner un texte fluide, adapté à la lecture à haute voix ? Traduire c’est trahir, dit-on volontiers. Comment respecter l’hébreu pour l’Ancien Testament et le grec pour le Nouveau Testament? L’usage nous dira si le pari est tenu !

une bible ouverte posée sur une belle table en bois, voilà une belle ambiance pour s'intéresser à cette nouvelle traduction de la Bible
Photo: Aaron Burden sur Unsplash

Une nouvel outil pour étudier la Bible

Voilà une nouvelle Bible d’étude dont il vaut la peine de faire l’acquisition. Elle comprend, en effet, plus de 26’000 notes claires et accessibles, mises au point par plus de 45 spécialistes reconnus de la Bible. Ces spécialistes travaillent dans des instituts et des facultés catholiques universitaires reconnus. Ils proviennent majoritairement de France, mais aussi de Belgique, du Canada et de Suisse. A noter tout de même, la présence d’un théologien protestant, Daniel Bourguet, dr en théologie de l’Institut protestant de théologie (IPT) de Montpellier. Daniel Bourguet pratique la lecture spirituelle de la Bible. Ces notes explicatives s’ajoutent aux quelques notes se trouvant dans la traduction de la Bible parue en 2013.

Lire une nouvelle traduction de la Bible c'est se poser sur une jolie table au bord de la fenêtre dans un joli cadre avec un carnet de notes et un stylo
Photo: Rachel Strong sur Unsplash

Des atouts non-négligeables

Cette nouvelle édition de la Bible liturgique présente des atouts non-négligeables. Chaque livre biblique comprend préalablement une introduction et une table des matières. Cela permet de s’orienter et de commencer sa lecture par une vision claire de la structure du livre. A noter tout de même que les plans reflètent parfois des choix arbitraires. En effet, il n’est pas toujours facile d’établir le plan d’un texte compliqué. A une prochaine occasion, nous reviendrons volontiers sur ce que cette nouvelle traduction de la Bible apporte comme éclairage sur le livre de Job, thème de notre cours biblique 2020-2021.

Foi chrétienne et souffrance

La foi à l’épreuve de la souffrance

une paroi rocheuse, pierres foncées et lisses, avec un bras tendu au bas de l'image, main légèrement entrouverte, symbolisant le caractère désespérant de la foi  à l'épreuve de la souffrance
Photo: Tobias Tullius sur Unsplash

Foi chrétienne et souffrance? C’est certainement là un des plus grands défis pour la foi. Dit autrement, comment articuler l’espérance chrétienne avec la souffrance, tant endurée individuellement que collectivement? La noirceur des crises qui secouent la planète, avec leurs lots de souffrances, sont autant de remises en question. Des épreuves interminables à traverser dans bien des cas.

« Vous avez entendu l’histoire de l’endurance de Job » (Job 5,10)

L’étude du Livre biblique de Job, dans l’Ancien Testament, offre une profondeur insoupçonnée pour creuser la difficile question de la foi chrétienne et de la souffrance. Dans les dialogues entre Job et ses amis, tout passe: remise en question des images qu’on peut se faire de Dieu en lien avec la question de la foi à l’épreuve de la souffrance: Dieu vengeur, Dieu inactif et sourd à la détresse humaine, Dieu rétribuant les croyants en fonction de leurs bonnes ou de leurs mauvaises actions, etc.

un mur de couleur bleue avec deux trainées de couleur rouge sang, esquissant la croix, symbole de la foi à l'épreuve de la souffrance
Photo: Tobias Tullius sur Unsplash

Un cours biblique sur mesure pour creuser la question de la foi à l’épreuve de la souffrance

Notre cours biblique 2020-2021 est consacré à l’étude du Livre de Job. Voilà une belle occasion de creuser ces difficiles questions en vous y inscrivant. Les différentes études cours abordent ces questions sous des angles divers et variés: « Quand le malheur s’abat sur le juste » (étude 2), « la parole enfin fait tomber le masque » (étude 3). Cette dernière résonne avec une actualité particulière à l’heure actuelle.

Une lecture stimulante, tirée de la collection Mon ABC de la Bible

Nous vous recommandons vivement de lire le petit livre de Bertrand Pinçon, professeur d’exégèse de l’Ancien Testament à l’Université catholique de Lyon, paru dans la collection Mon ABC de la Bible. Cette lecture offre un excellent complément à notre cours.

Faire tomber les masques?

Faire tomber les masques, vraiment ? Une jeune femme portant masque et visière ne plexiglas. elle nous regarde droit dans les yeux et croise les bras
Photo: engin akyurt sur Unsplash

Faire tomber les masques? A l’heure actuelle, cette question agite beaucoup les esprits. Pour combattre la pandémie, une des mesures-clé est le port du masque dans les espaces publics. Mais le caractère obligatoire de cette mesure est contestée. Sens des responsabilités ou mesures coercitives? L’urgence milite plutôt en faveur de la deuxième option, au nom du cas de force majeure. Symboliquement, « faire tomber les masques » désigne le fait de regarder la réalité en face. Ne pas se voiler la face face et parler sans détour des réalités difficiles. Mais cela ne devrait pas conduire à se voiler la face. au contraire, cela devrait stimuler le courage de regarder les réalités en face et, en particulier la question de la souffrance des innocents, comme celle thématisée au début du livre de Job, quand ce dernier est injustement frappé d’une série de malheurs totalement absurdes et incompréhensibles.

Apporter un peu de lumière au cœur de la douloureuse question de la souffrance injuste

Faire tomber les masques, vraiment ? Au crépuscule, un homme masqué tient une lampe de poche et nous éclaire à la tombée de la nuit
Photo: Torsten Martens sur Unsplash

Jusqu’où peut-on accepter l’injustice? L’étude du Livre de Job (thème de notre cours étudier la Bible 2020-2021) peut nous aider sur cette question. Là, n’est-il pas aussi, d’une certaine manière, question de faire tomber les masques? Quel est le sens de la souffrance? Prendre au sérieux la question de la dimension dramatique de l’existence humaine, ni subir avec fatalité, ni se résigner, ou se révolter. Les dialogues entre Job et ses amis offrent un panel des arguments pour et contre et de toutes les sensibilités possibles face à ce redoutable thème de la souffrance injuste. On retiendra avant tout que de se révolter face à l’injustice, c’est légitime, voire même dans bien des cas, une question de survie spirituelle.

Faire tomber les masques …? Et la spiritualité dans tout cela?

Faire tomber les masques, vraiment ? 
Un infirmier à l'hôpital, à la cafétéria, portant masque et charlotte, assis et en train de prier
Photo: Jonathan Borba sur Unsplash

La spiritualité offre certainement de nombreuses ressources pour aborder, au cœur de l’épreuve, la question de l’injustice de la souffrance. L’étude critique des textes bibliques, en particulier à l’aide de Bibles d’étude, permet de situer les textes dans leur contexte historique et de mieux les comprendre. dans un premier temps, cela peut déstabiliser les certitudes acquises à la première lecture. Mais, à la fin, prendre au sérieux la réalité historique spécifique des textes anciens permet d’éviter d’en distordre le sens. Ceci est le propre de la lecture dite « historico-critique » de la Bible.

Mon ABC de la Bible: le livre de Job

Mon ABC de la Bible, en bref

Avec Mon ABC de la Bible, nous avons là une très pratique collection de petits guides pour étudier la Bible, récemment créée par les Éditions du Cerf, à Paris. Ces petits ouvrages, très accessibles, font véritablement office de manuels de poche pour l’étude et la lecture des livres bibliques. Ils sont très stimulants pour étudier la Bible. Cette collection comprend un volume dédié au Livre de Job, qui fournit un excellent complément à notre cours biblique 2020-2021 sur Job. Arrêtons-nous un instant sur la collection et examinons de plus près le volume dédié à Job.

Mon ABC pour y voir plus clair dans la Bible

La collection Mon ABC de la Bible compte, à l’heure actuelle, 14 ouvrages parus. Leurs contenus sont en effet, aussi simples qu’accessibles. La collection comprend ainsi des introductions générales (une pour l’Ancien Testament et une pour le Nouveau Testament). Elle fournit aussi des introductions à des familles de livres bibliques (introduction aux livres prophétiques, introduction aux livres historiques, introduction aux livres sapientiaux). Enfin, elle offre aussi des introductions à plusieurs livres de l’Ancien Testament (le Livre des Proverbes et, comme déjà signalé, le Livre de Job) et du Nouveau Testament (Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean, Les Actes des Apôtres, l’Apocalypse).

Un excellent complément à notre cours sur Job

Illustration de couverture du livre de Bertrand Pinçon sur le livre de Job, parue dans la collection Mon ABC de la Bible (aux Éditions du Cerf)

Cet ouvrage offre de belles ressources comme guide de lecture du Livre de Job. Il offre, comme nous l’avons dit, un excellent complément à notre cours actuel. Son auteur, Bertrand Pinçon est docteur en théologie de l’Université de Strasbourg. Sa thèse (L‘énigme du bonheur : étude sur le sujet du bien dans le livre de Qohélet, Brill, Leyden, 2008) a été consacrée au Livre de l’Ecclésiaste, qu’on désigne justement aussi sous le nom de Quohélet. Il est actuellement prêtre dans le diocèse de Lyon et enseigne l’Ancien Testament à la faculté de théologie de l’Université catholique de Lyon.

Mon ABC de la Bible: le livre de Job, en bref

Le livre (151 pages) compte 11 chapitres. Six thèmes sont abordés de manière très stimulante: « la foi à l’épreuve du mal », « sens et non-sens de la souffrance », « l’espérance n’est pas morte », « où trouver la vraie sagesse? », « Dieu plus grand que notre mal », « la création et son Créateur ». Il comprend aussi un lexique, un petit glossaire, une carte, une chronologie et une bibliographie.

Pauvre comme Job?

un homme seul, visiblement pauvre comme Job, sans abri, assis sur le trottoir, au bord d'un bâtiment
Photo: Jonathan Kho sur Unsplash

D’où vient ce proverbe bien connu?

Cette parole est certainement un des proverbes bibliques les plus célèbres parmi le grand public. Il fait en effet complètement partie du langage courant. Il trouve son origine dans le prologue du Livre de Job qui ouvre le livre (chapitres 1 et 2). Ces deux chapitres nous racontent comment Job, un homme riche et d’une honnêteté sans défauts se voit soudainement être frappé par une avalanche de malheurs. Job se retrouve alors pauvre comme Job, dans la plus extrême des pauvretés. Le pire dans tout cela, c’est que c’est le Satan qui est à l’origine de tous les malheurs de Job et ceci, avec le consentement de Dieu ! Les fléaux s’enchaînent, les uns plus atroces que les autres: massacre des serviteurs de Job, bergers et troupeaux brûlés vifs, ses fils et ses filles écrasés sous les décombres de leurs maisons ! Voilà d’où vient le proverbe Pauvre comme Job. Difficile de faire mieux en matière de film d’horreur.

Une section de vitrail, avec l'inscription en anglais "For the poor" (pour le pauvre).
Photo: Tobias Tullius sur Unsplash

Quelles perspectives? Quelle issue?

Et ce n’est pas tout. Un deuxième round de malheurs frappe Job, qui se voit soudainement être couvert d’ulcères, le rongeant de la tête aux pieds. Quelles perspectives ? Quelle issue reste-il à Job? La révolte? Le suicide? La soumission? Rien de tout cela ! Job se tait, tout en continuant de s’estimer totalement innocent. Après 7 jours et 7 nuits il rompt le silence et s’interroge sur le sens de la vie, de la souffrance comme du bien. Il se tourne vers ses amis et le dialogeu commence.

une voie de chemin de fer, droite dans une ville probablement en Inde
Photo: Jonathan Kho sur Unsplash

La suite vous intéresse?

Ces dialogues nous offrent une des plus profondes réflexions philosophiques et spirituelles sur le bien et le mal. Les questions les plus profondes sont abordées: pourquoi le mal alors que Dieu veut le bien? Pourquoi la souffrance des innocents?

D’où vient alors le proverbe Pauvre comme Job?

Vous avez envie de creuser ces questions? Vous avez envie de creuser d’où vient le proverbe Pauvre comme Job? Inscrivez-vous sans tarder à notre cours sur le Livre de Job.

Job en-quête du Dieu juste. Etude 1

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