Les coups de cœur de Daniel Marguerat: « Jésus. L’histoire d’une Parole »

Photo du théologien Daniel Marguerat, prise à l'occasion d'une interview à Lausanne, le 7 mai 2019
7 mai 2019 Lausanne Interview du théologien Daniel Marguerat, photo PATRICK MARTIN

Notre site étudier la Bible a le plaisir de vous présenter une nouvelle chronique, les coups de cœur de Daniel Marguerat. Daniel Marguerat est professeur émérite de Nouveau Testament de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Lausanne. Il a écrit de nombreux ouvrages, dont certains ont été traduits en plusieurs langues. Il nous présente ici un livre ou une publication qu’il estime particulièrement remarquable ou originale. Pour cette première chronique, c’est Jésus. L’histoire d’une Parole, de Frédéric Boyer et Serge Bloch, qu’il nous présente. Cet ouvrage vient de paraître, chez l’éditeur Bayard, en octobre 2020. Voilà une belle occasion d’enrichir votre bibliothèque. Et pourquoi pas, un cadeau plein de sens à prévoir pour les fêtes de fin d’année.

Photo de couverture du livre "Jésus. L'histoire d'une Parole", écrit par Frédéric Boyer et illustré par des dessins de Serge Bloch (Bayard, Paris, 2020)

Jésus, l’histoire d’une parole

Pour Daniel Marguerat, ce livre est particulièrement remarquable. En effet, « en dix-sept chapitres, de l’attente du Messie à la résurrection, on suit le scénario des évangiles pas à pas ; mais l’intention n’est pas de reconstituer les faits ou les événements. C’est l’impact des paroles et des actes du Nazaréen qui est déchiffré ici, avec une insistance sur leur validité, leur tranchant et leur résonance au cœur de l’humain. Une lecture actualisée, pourrait-on dire« .

Un coup de cœur, à déguster sans modération!

Pour Daniel Marguerat, c’est vraiment un coup de cœur. Le texte et les images s’entremêlent, pour le plus grand bonheur de la lecture. C’est là une grande originalité. « Un livre à déguster entre les dessins (forts, à la limite de la caricature) de Bloch et la superbe écriture de Boyer. Il inspirera les lecteurs et lectrices de l’Évangile, et donnera des ailes aux prédicateurs. Un exemple de leur commentaire sur la parabole du grain de moutarde:« Le Royaume du ciel se construit dans la poussière de nos pas« .

Pour en savoir plus sur ce livre

Pour en savoir plus sur ce livre, il vaut la peine de regarder l’interview de Frédéric Boyer, publiée sur la chaîne YouTube de la librairie Mollat.

Le sens de la souffrance ?

le visage d'une jeune femme, plein de tristesse, qui se demande peut-être "la souffrance, quel sens?"
Photo: Emiliano Vittoriosi sur Unsplash

La souffrance: sens ou non-sens?

La souffrance, quel sens? Dans le mot « sens », il y a deux dimensions, deux idées, deux élans. D’une part, l’idée de direction (le sens de la marche) et, d’autre part, l’idée de définition (le sens d’un mot, d’une notion, d’une émotion). Quand on se demande alors quel sens a la souffrance, l’interrogation est double. D’une part, il y a le besoin de comprendre, de mettre des mots, de pouvoir cerner ce qui m’arrive. Bref, il y a le besoin de pouvoir définir ce qui se passe. D’autre part, il y a la question de clarifier la question de la suite. Comment continuer? Et se relever? Et comment endurer la souffrance? Toutes ces questions reflètent en effet bien la double dimension de la question du sens: qu’est-ce qui m’arrive exactement et comment continuer?

le visage d'un homme, avec quelques traces de sang au bas du visage, la bouche fermée, les yeux bandés et qui tient sa tête entre ses mains.
Photo: soheyl dehghani sur Unsplash

Ne pas se voiler le regard

Dans la Bible, le Livre de Job offre l’occasion de travailler cette question à tous les niveaux: la souffrance, quel sens? Il y a ainsi deux choses. A savoir, d’une part, comprendre ce qui m’arrive ou ce que constate qui arrive. Et, d’autre part, envisager la suite. Endurer? Résister? Se révolter? Accepter? Faire avec? Cette batterie de questions reflète en effet bien la dimension dramatique de la question du sens de la souffrance. Notre cours consacré cette année au Livre de Job offre l’occasion d’approfondir et de cheminer avec ces questions.

dans un musée, une sculpture d'un homme couché qui se tord de douleur et crie la bouche ouverte. au fond, un grand tableau avec une scène évoquant la souffrance
Photo: Alina Grubnyak sur Unsplash

La foi chrétienne au défi de la souffrance

Foi chrétienne et souffrance? C’est certainement une des questions les plus difficiles à envisager. Dans le Livre de Job, ce dernier, après avoir subi une infernale série de malheurs, se tait pendant sept jours. Puis vient ensuite un long monologue dans lequel Job cherche le sens de la question de la souffrance en s’interrogeant à l’extrême, dans les deux directions: qu’est-ce qui m’arrive? A quoi bon tout cela? S’ensuit ensuite, dans le Livre, les discours des amis de Job. Ces échanges sont tendus au début, mais ils vont se parler franchement. Une leçon de vie impressionnante, qui nous apprend la patience et, surtout, de ne pas se contenter de réponses toutes faites à la question la souffrance, quel sens?

Une nouvelle traduction de la Bible vient de sortir

Photo de la nouvelle traduction de la Bible qui vient de sortir aux Éditions Salvator

Les éditions Salvator ont sorti une nouvelle traduction de la Bible. Celle-ci vient de paraître tout récemment (le 24 septembre 2020). Il s’agit d’une Bible proposant une traduction dite liturgique, c’est-à-dire destinée à la lecture publique au cours des célébrations à l’Église. Elle est aussi destinée à être utilisée dans l’enseignement (la catéchèse) et « méditée dans la lecture personnelle », comme le précise son avant-propos. L’objectif peut paraître contradictoire à première vue. Comment coller fidèlement le plus possible au texte source et donner un texte fluide, adapté à la lecture à haute voix ? Traduire c’est trahir, dit-on volontiers. Comment respecter l’hébreu pour l’Ancien Testament et le grec pour le Nouveau Testament? L’usage nous dira si le pari est tenu !

une bible ouverte posée sur une belle table en bois, voilà une belle ambiance pour s'intéresser à cette nouvelle traduction de la Bible
Photo: Aaron Burden sur Unsplash

Une nouvel outil pour étudier la Bible

Voilà une nouvelle Bible d’étude dont il vaut la peine de faire l’acquisition. Elle comprend, en effet, plus de 26’000 notes claires et accessibles, mises au point par plus de 45 spécialistes reconnus de la Bible. Ces spécialistes travaillent dans des instituts et des facultés catholiques universitaires reconnus. Ils proviennent majoritairement de France, mais aussi de Belgique, du Canada et de Suisse. A noter tout de même, la présence d’un théologien protestant, Daniel Bourguet, dr en théologie de l’Institut protestant de théologie (IPT) de Montpellier. Daniel Bourguet pratique la lecture spirituelle de la Bible. Ces notes explicatives s’ajoutent aux quelques notes se trouvant dans la traduction de la Bible parue en 2013.

Lire une nouvelle traduction de la Bible c'est se poser sur une jolie table au bord de la fenêtre dans un joli cadre avec un carnet de notes et un stylo
Photo: Rachel Strong sur Unsplash

Des atouts non-négligeables

Cette nouvelle édition de la Bible liturgique présente des atouts non-négligeables. Chaque livre biblique comprend préalablement une introduction et une table des matières. Cela permet de s’orienter et de commencer sa lecture par une vision claire de la structure du livre. A noter tout de même que les plans reflètent parfois des choix arbitraires. En effet, il n’est pas toujours facile d’établir le plan d’un texte compliqué. A une prochaine occasion, nous reviendrons volontiers sur ce que cette nouvelle traduction de la Bible apporte comme éclairage sur le livre de Job, thème de notre cours biblique 2020-2021.

Foi chrétienne et souffrance

La foi à l’épreuve de la souffrance

une paroi rocheuse, pierres foncées et lisses, avec un bras tendu au bas de l'image, main légèrement entrouverte, symbolisant le caractère désespérant de la foi  à l'épreuve de la souffrance
Photo: Tobias Tullius sur Unsplash

Foi chrétienne et souffrance? C’est certainement là un des plus grands défis pour la foi. Dit autrement, comment articuler l’espérance chrétienne avec la souffrance, tant endurée individuellement que collectivement? La noirceur des crises qui secouent la planète, avec leurs lots de souffrances, sont autant de remises en question. Des épreuves interminables à traverser dans bien des cas.

« Vous avez entendu l’histoire de l’endurance de Job » (Job 5,10)

L’étude du Livre biblique de Job, dans l’Ancien Testament, offre une profondeur insoupçonnée pour creuser la difficile question de la foi chrétienne et de la souffrance. Dans les dialogues entre Job et ses amis, tout passe: remise en question des images qu’on peut se faire de Dieu en lien avec la question de la foi à l’épreuve de la souffrance: Dieu vengeur, Dieu inactif et sourd à la détresse humaine, Dieu rétribuant les croyants en fonction de leurs bonnes ou de leurs mauvaises actions, etc.

un mur de couleur bleue avec deux trainées de couleur rouge sang, esquissant la croix, symbole de la foi à l'épreuve de la souffrance
Photo: Tobias Tullius sur Unsplash

Un cours biblique sur mesure pour creuser la question de la foi à l’épreuve de la souffrance

Notre cours biblique 2020-2021 est consacré à l’étude du Livre de Job. Voilà une belle occasion de creuser ces difficiles questions en vous y inscrivant. Les différentes études cours abordent ces questions sous des angles divers et variés: « Quand le malheur s’abat sur le juste » (étude 2), « la parole enfin fait tomber le masque » (étude 3). Cette dernière résonne avec une actualité particulière à l’heure actuelle.

Une lecture stimulante, tirée de la collection Mon ABC de la Bible

Nous vous recommandons vivement de lire le petit livre de Bertrand Pinçon, professeur d’exégèse de l’Ancien Testament à l’Université catholique de Lyon, paru dans la collection Mon ABC de la Bible. Cette lecture offre un excellent complément à notre cours.

Faire tomber les masques?

Faire tomber les masques, vraiment ? Une jeune femme portant masque et visière ne plexiglas. elle nous regarde droit dans les yeux et croise les bras
Photo: engin akyurt sur Unsplash

Faire tomber les masques? A l’heure actuelle, cette question agite beaucoup les esprits. Pour combattre la pandémie, une des mesures-clé est le port du masque dans les espaces publics. Mais le caractère obligatoire de cette mesure est contestée. Sens des responsabilités ou mesures coercitives? L’urgence milite plutôt en faveur de la deuxième option, au nom du cas de force majeure. Symboliquement, « faire tomber les masques » désigne le fait de regarder la réalité en face. Ne pas se voiler la face face et parler sans détour des réalités difficiles. Mais cela ne devrait pas conduire à se voiler la face. au contraire, cela devrait stimuler le courage de regarder les réalités en face et, en particulier la question de la souffrance des innocents, comme celle thématisée au début du livre de Job, quand ce dernier est injustement frappé d’une série de malheurs totalement absurdes et incompréhensibles.

Apporter un peu de lumière au cœur de la douloureuse question de la souffrance injuste

Faire tomber les masques, vraiment ? Au crépuscule, un homme masqué tient une lampe de poche et nous éclaire à la tombée de la nuit
Photo: Torsten Martens sur Unsplash

Jusqu’où peut-on accepter l’injustice? L’étude du Livre de Job (thème de notre cours étudier la Bible 2020-2021) peut nous aider sur cette question. Là, n’est-il pas aussi, d’une certaine manière, question de faire tomber les masques? Quel est le sens de la souffrance? Prendre au sérieux la question de la dimension dramatique de l’existence humaine, ni subir avec fatalité, ni se résigner, ou se révolter. Les dialogues entre Job et ses amis offrent un panel des arguments pour et contre et de toutes les sensibilités possibles face à ce redoutable thème de la souffrance injuste. On retiendra avant tout que de se révolter face à l’injustice, c’est légitime, voire même dans bien des cas, une question de survie spirituelle.

Faire tomber les masques …? Et la spiritualité dans tout cela?

Faire tomber les masques, vraiment ? 
Un infirmier à l'hôpital, à la cafétéria, portant masque et charlotte, assis et en train de prier
Photo: Jonathan Borba sur Unsplash

La spiritualité offre certainement de nombreuses ressources pour aborder, au cœur de l’épreuve, la question de l’injustice de la souffrance. L’étude critique des textes bibliques, en particulier à l’aide de Bibles d’étude, permet de situer les textes dans leur contexte historique et de mieux les comprendre. dans un premier temps, cela peut déstabiliser les certitudes acquises à la première lecture. Mais, à la fin, prendre au sérieux la réalité historique spécifique des textes anciens permet d’éviter d’en distordre le sens. Ceci est le propre de la lecture dite « historico-critique » de la Bible.

Mon ABC de la Bible: le livre de Job

Mon ABC de la Bible, en bref

Avec Mon ABC de la Bible, nous avons là une très pratique collection de petits guides pour étudier la Bible, récemment créée par les Éditions du Cerf, à Paris. Ces petits ouvrages, très accessibles, font véritablement office de manuels de poche pour l’étude et la lecture des livres bibliques. Ils sont très stimulants pour étudier la Bible. Cette collection comprend un volume dédié au Livre de Job, qui fournit un excellent complément à notre cours biblique 2020-2021 sur Job. Arrêtons-nous un instant sur la collection et examinons de plus près le volume dédié à Job.

Mon ABC pour y voir plus clair dans la Bible

La collection Mon ABC de la Bible compte, à l’heure actuelle, 14 ouvrages parus. Leurs contenus sont en effet, aussi simples qu’accessibles. La collection comprend ainsi des introductions générales (une pour l’Ancien Testament et une pour le Nouveau Testament). Elle fournit aussi des introductions à des familles de livres bibliques (introduction aux livres prophétiques, introduction aux livres historiques, introduction aux livres sapientiaux). Enfin, elle offre aussi des introductions à plusieurs livres de l’Ancien Testament (le Livre des Proverbes et, comme déjà signalé, le Livre de Job) et du Nouveau Testament (Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean, Les Actes des Apôtres, l’Apocalypse).

Un excellent complément à notre cours sur Job

Illustration de couverture du livre de Bertrand Pinçon sur le livre de Job, parue dans la collection Mon ABC de la Bible (aux Éditions du Cerf)

Cet ouvrage offre de belles ressources comme guide de lecture du Livre de Job. Il offre, comme nous l’avons dit, un excellent complément à notre cours actuel. Son auteur, Bertrand Pinçon est docteur en théologie de l’Université de Strasbourg. Sa thèse (L‘énigme du bonheur : étude sur le sujet du bien dans le livre de Qohélet, Brill, Leyden, 2008) a été consacrée au Livre de l’Ecclésiaste, qu’on désigne justement aussi sous le nom de Quohélet. Il est actuellement prêtre dans le diocèse de Lyon et enseigne l’Ancien Testament à la faculté de théologie de l’Université catholique de Lyon.

Mon ABC de la Bible: le livre de Job, en bref

Le livre (151 pages) compte 11 chapitres. Six thèmes sont abordés de manière très stimulante: « la foi à l’épreuve du mal », « sens et non-sens de la souffrance », « l’espérance n’est pas morte », « où trouver la vraie sagesse? », « Dieu plus grand que notre mal », « la création et son Créateur ». Il comprend aussi un lexique, un petit glossaire, une carte, une chronologie et une bibliographie.

Pauvre comme Job?

un homme seul, visiblement pauvre comme Job, sans abri, assis sur le trottoir, au bord d'un bâtiment
Photo: Jonathan Kho sur Unsplash

D’où vient ce proverbe bien connu?

Cette parole est certainement un des proverbes bibliques les plus célèbres parmi le grand public. Il fait en effet complètement partie du langage courant. Il trouve son origine dans le prologue du Livre de Job qui ouvre le livre (chapitres 1 et 2). Ces deux chapitres nous racontent comment Job, un homme riche et d’une honnêteté sans défauts se voit soudainement être frappé par une avalanche de malheurs. Job se retrouve alors pauvre comme Job, dans la plus extrême des pauvretés. Le pire dans tout cela, c’est que c’est le Satan qui est à l’origine de tous les malheurs de Job et ceci, avec le consentement de Dieu ! Les fléaux s’enchaînent, les uns plus atroces que les autres: massacre des serviteurs de Job, bergers et troupeaux brûlés vifs, ses fils et ses filles écrasés sous les décombres de leurs maisons ! Voilà d’où vient le proverbe Pauvre comme Job. Difficile de faire mieux en matière de film d’horreur.

Une section de vitrail, avec l'inscription en anglais "For the poor" (pour le pauvre).
Photo: Tobias Tullius sur Unsplash

Quelles perspectives? Quelle issue?

Et ce n’est pas tout. Un deuxième round de malheurs frappe Job, qui se voit soudainement être couvert d’ulcères, le rongeant de la tête aux pieds. Quelles perspectives ? Quelle issue reste-il à Job? La révolte? Le suicide? La soumission? Rien de tout cela ! Job se tait, tout en continuant de s’estimer totalement innocent. Après 7 jours et 7 nuits il rompt le silence et s’interroge sur le sens de la vie, de la souffrance comme du bien. Il se tourne vers ses amis et le dialogeu commence.

une voie de chemin de fer, droite dans une ville probablement en Inde
Photo: Jonathan Kho sur Unsplash

La suite vous intéresse?

Ces dialogues nous offrent une des plus profondes réflexions philosophiques et spirituelles sur le bien et le mal. Les questions les plus profondes sont abordées: pourquoi le mal alors que Dieu veut le bien? Pourquoi la souffrance des innocents?

D’où vient alors le proverbe Pauvre comme Job?

Vous avez envie de creuser ces questions? Vous avez envie de creuser d’où vient le proverbe Pauvre comme Job? Inscrivez-vous sans tarder à notre cours sur le Livre de Job.

Job en-quête du Dieu juste. Etude 1

Avec Job, il y a du job !

Dans la Bible, Job occupe une place très particulière. Cela vaut vraiment la peine de lire et étudier le Livre de Job. Il est loin de nous laisser indifférent. Sa solide réflexion sur le bien et le mal contribue largement à justifier du caractère de la Bible au rang de patrimoine littéraire mondial: « le livre de Job est l’un des écrits les plus fameux de la Bible. Il est aussi l’un des plus méconnus » (Samuel Terrien, Job, Delachaux et Niestlé, Neuchâtel – Paris, 1963, p. 5). Notre cours biblique 2020-2021, consacré à une lecture du livre de Job, vous donne l’occasion de tourner le regard vers ce livre, pas évident à travailler. Oui, vraiment, avec Job, il y a du job !

Une jeune fille tient une Bible ouverte devant son visage. On ne voit que le haut de son visage et ses yeux, qui trahissent un grand étonnement.
Sarah Noltner sur Unsplash

Job et job, rien à voire, en apparence !

D’où vient le nom de Job? De l’hébreu et non pas de l’anglais. Rien à voir avec le travail, genre « chercher du job »… Le nom commun « job » provient de l’anglais. Emprunté au XIXe siècle, il désigne « travail » ou « partie spécifique d’un travail », avec ses dimensions positive (une bonne affaire) ou négative (une tâche pénible). Selon Alain Rey (dans Le Robert, Dictionnaire historique de la langue française), l’origine du mot est inconnue. Considéré longtemps comme un « anglicisme pittoresque », c’est l’usage du mot au sens neutre de travail rémunéré qui domine aujourd’hui. Mais il n’y aurait pas de lien étymologique avec « notre » Job biblique !

Travailler, c’est trop dur …

Le verbe travailler remonte à un usage du latin populaire signifiant littéralement tourmenter ou torturer (toujours d’après Alain Rey). En ancien français c’est cette conception négative qui domine: souffrir ou faire souffrir, physiquement et moralement. Et ceci durement, que ce soit pour qualifier la violence de la torture ou les douleurs de l’enfantement. Différentes variantes en découlent. Ainsi, par exemple, travailler la matière dans le sens de pétrir (travailler la pâte) ou s’agiter intérieurement (les préoccupations qui me travaillent l’esprit), surtout lors d’insomnies ! Aujourd’hui, le substantif est utilisé essentiellement pour désigner le temps pendant lequel une activité salariée est exercée. Alors, vive les vacances !

un boulanger en train d'enfourner du pain dans son four
Photo: fran hogan sur Unsplash

Étudier le livre de Job, c’est le moment !

la Bible ouverte à la première page du livre de Job avec une vue sur le lac
Photo: Pierre de Salis

Dieu est-il juste?

Cette redoutable question « Dieu est-il juste? » est certainement une des plus difficiles. Et ceci à tous les niveaux: théologique, philosophique ou spirituel. A cette question est liée celle de la liberté de l’être humain. Car ce dernier est capable de tout. En effet, du meilleur comme du pire. Dans le cadre de la vie en société, sitôt que des rapports de force sont en jeu – l’histoire humaine le montre hélas bien trop souvent – tout se complique très rapidement.

Dieu est-il juste? Des ressources inattendues

A ce sujet, la Bible, en dépit des idées reçues, n’offre pas de réponse toute faite. La foi chrétienne reconnaît volontiers que Dieu veut le bien du monde et de l’humanité. Mais les remises en question sont infinies. Maladies redoutables, catastrophes naturelles, détresses personnelles, conflits … La liste des malheurs en tout genre est sans fin ! La Bible offre matière à beaucoup de réflexion à ce sujet. Globalement, on peut dire que les chemins offerts sont guidés par des certitudes inattendues, comme de petites lumières brillant dans les ténèbres. Comme chrétiens, nous reconnaissons que Dieu est présent, à mes côtés, quand je souffre.

une grande croix est allumée dans la nuit avec les lumières d'une ville en arrière-fond
Diana Vargas sur Unsplash

Une soif de justice et de changement

Une chose est évidente. Le monde a besoin de plus de justice. Pour cela, il faut du changement. Nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui le pensent et militent activement pour un monde meilleur: justice climatique, racisme, justice économique et sociale. Les combats sont nombreux.

manifestant brandissant une pancarte avec l'inscription (anglais) "nous demandons la justice + le changement"
Photo: Logan Weaver sur Unsplash

Une chose est sûre: la souffrance et les douleurs du monde et toutes les injustices qui lui sont liées, nous ne pouvons pas les nier. Ainsi, tous les combats visant le bien sont à encourager.

Dieu est-il juste ? Un cours biblique sur mesure pour étudier cette question

Notre cours biblique 2020-2021 est consacré au Livre de Job. En effet, ce dernier offre une très grande réflexion sur la problématique du mal et de la souffrance. Il touche ainsi en particulier la question de la souffrance injuste et révoltante. Les dialogues de Job et de ses amis remettent tout en question. Ils nous offrent une typologie de toutes les attitudes face à la question « Dieu est-il juste? ». Intitulé Job: en-quête du Dieu juste, voilà l’occasion de s’intéresser à un livre d’une richesse incroyable sur la question de la justice ou de l’injustice de Dieu. Alors, Pour s’inscrire, suivez ce lien.

Notre cours biblique 2020-2021

Lire la Bible à la maison en déconfinement

cadenas avec l'inscription SOS  accroché à une grille métallique
Georgy Rudakov (sur Unsplash)

Pour vous permettre de lire la Bible à la maison en déconfinement, nous avons le plaisir de vous offrir un cours gratuit. Il s’agit du cours « Une parole impossible », consacré au Sermon sur la Montagne (Évangile selon Matthieu, chapitres 5 à 7). Ce cours, intitulé « Une peut être téléchargé à la fin de cet article. Cette mise à disposition vous offre une suite à nos cours offerts pour lire la Bible à la maison, pendant la pandémie.

Étudier la Bible après l’Ascension ?

un essain de mongolfières dans un ciel bleu
Prendre de la hauteur tout en restant chez soi …?
ian dooley (sur Unsplash)

La pandémie nous contraint à passer beaucoup de temps à la maison. C’est bien joli, mais ce n’est pas toujours simple ! Entre le sentiment du nid douillet rassurant et la sensation d’enfermement sans fin, les tensions ne manquent pas. Et avec le déconfinement qui se déploie, la prudence reste de mise, il est toujours recommandé de rester le plus possible chez soi.

Le confinement dure depuis le début du Carême. En Suisse, cultes et messes reprendront du service à Pentecôte. En Suisse, la décision est tombée à la veille de la fête de l’Ascension ! La vie spirituelle publique reprend prudemment ses droits, mais ce n’est plus comme avant. Les questions et inquiétudes demeurent.

Pour continuer de lire la Bible à la maison en période de déconfinement, l’Office protestant de la formation met très volontiers à votre disposition ce cours gratuit à télécharger. Voilà une belle occasion de lire la Bible à ne pas manquer.

Un cours gratuit à télécharger pour continuer de lire la Bible à la maison

Série de post-it collés au mur 
il faudrait en coller un avec "lire la Bible à la maison en déconfinement"
Lire un livre et rester en lien depuis chez soi
Sarah Kilian (sur Unsplash)

« Rester à la maison, être à l’abri. Gardez vos distances ! Ne sortez pas! Écrire une lettre, lire un livre, chatter en ligne, appeler un ami … » Pourquoi pas un post-it  » télécharger le cours biblique gratuit de l’OPF » ? C’est l’occasion de profiter de nos ressources. Ce cours vous a plu? Vous avez toujours la possibilité, en tout temps de vous abonner à nos cours. Et profitez-en aussi pour consulter les outils que nous recommandons pour étudier la Bible. Ceux-ci sont particulièrement appropriés pour lire la Bible à la maison en ces temps de déconfinement.

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