Le Nouveau Testament, en bref

Dans une petite séquence vidéo, Céline Rohmer explique ce qu’est le Nouveau Testament en bref. Cela vaut la peine d’y jeter un œil ! Elle présente tout d’abord les quatre genres de textes présents: le genre des Évangiles (Matthieu, Marc, Luc et Jean), le genre épistolaire (les lettres de Paul, la lettre aux Hébreux et les lettres dites catholiques), le genre apocalyptique, bien représenté par l’Apocalypse et le genre historique, avec les Actes des Apôtres. Ce dernier ouvrage est particulier, car il offre une suite à l’Évangile de Luc.

Photo: Luis Quintero (sur Unsplash)

Une vidéo à ne pas manquer !

Cette séquence vidéo provient de Campus protestant, dont nous avions parlé récemment. ce site rassemble beaucoup de ressources numériques de premier ordre pour l’étude critique de la Bible. Elle est destinée à toute personne intéressée, en particulier à celles et ceux qui disposent pas autrement de bibliothèque pou d’accès à un centre de documentation. Céline Rohmer enseigne le Nouveau testament à l’Institut protestant de théologie (IPT) de Montpellier.

Que peut-on savoir des auteurs des Évangiles?

Céline Romer passe revue une série de questions fondamentales. Elle donne des réponses simples et accessibles. A quels genres littéraires appartiennent ces textes du Nouveau Testament? Que savons-nous de ces auteurs du Nouveau Testament? Sont-ils aussi connus qu’on veut bien le dire? Elle apporte enfin un éclairage particulier sur le premier verset de l’Évangile de Luc. Celui-ci permet, en effet, de se faire une idée très précise du but poursuivi par l’auteur de cet Évangile.

Le Nouveau Testament en bref … et pour la suite?

Nous vous encourageons à étudier le Nouveau Testament à l’aide d’une Bible d’étude. Celles-ci contiennent une introduction générale au Nouveau Testament, qui vous permettra d’en savoir un peu plus. une introduction plus détaillée présente chacun des livres composant le Nouveau Testament. Nous vous invitons aussi à consulter la liste de nos cours dans notre site étudier la Bible.

Découvrir le grec biblique

Les livres du Nouveau Testament ont été écrit en grec. Ceux de l’Ancien Testament en hébreu. Pour étudier la Bible, il est important de pouvoir retourner aux sources et consulter, dans la mesure du possible, les textes dans leur langue originale. Mais, il n’est pas donné d’avoir la possilbité d’apprendre l’hébreu ancien ou le grec ancien.

Kelly Sikkema (sur Unsplash)

Des belles ressources pour étudier le grec ancien

Il existe sur le web de plusieurs ressources en ligne pour découvrir le grec biblique. Nous vous recommandons en particulier celle offerte par le site bibliques.com. Dans ce site, vous trouverez une série gratuite de 42 leçons d’initiation au grec du Nouveau Testament. Les quatre premières permettent de s’initier à la lecture. Les 38 suivantes permettent de découvrir, petit à petit, à l’essentiel de la grammaire. Il existe d’autres ressource en lignes, mais dont il n’est pas toujours évident de savoir qui est derrière et quels sont leurs buts. Ces 42 leçons ont été conçues par Isabelle Lieutaud, docteure en théologie, qui a soutenu sa thèse à la Sorbonne. Isabelle Lieutaud enseigne actuellement l’hébreu biblique au Centre Sèvres, à la faculté jésuite de théologie (Paris).

Pour s’initier à l’hébreu biblique, il existe une très belle ressource, les cours en ligne de Michael Langlois.

Un cours facile d’accès

Les 42 fiches proposent un contenu facilement accessible, pas à pas. Il suffit de consulter les fiches, dans l’ordre proposé. Des exercices permettent d’acquérir les connaissances les unes après les autres. Malgré un design web un brin désuet, les lecteurs peuvent passer en revue l’essentiel de la grammaire et fixer les acquis à l’aide d’exercices simples, à partir de textes directement tirés de l’Évangile de Jean.

Découvrir la profondeur du texte

Découvrir les textes bibliques dans leur langue d’origine est important. Cela nous rappelle que les textes bibliques nous précèdent et que les traductions mettent en jeu une part d’interprétation. Dans ce sens, les Bibles d’études et les Bibles commentées fournissent une aide très appréciable pour qui ne connait pas le grec et l’hébreu.

Photo: Alabaster Co (sur Unsplash)

Un campus numérique pour étudier la Bible

Connaissez-vous « Campus protestant »?

Il existe sur le web de nombreuses ressources numériques. Nous vous avons présenté récemment des ressources insoupçonnées pour apprendre l’hébreu biblique et lire l’Ancien Testament dans sa version originale. Voici maintenant Campus protestant. Il s’agit d’un portail web, qui se conçoit, selon ses auteurs « comme une plate-forme de réflexion et de diffusion de la pensée et de la culture protestante au travers de contenus vidéos. Ceux-ci sont divers et variés: cours, conférences, présentations, etc.

Des ressources riches et variées pour étudier la Bible, le tout gratuitement

Campus protestant offre un portail avec six entrées: Bible, théologie, éthique, histoire, religions et culture. Cela vaut la peine d’y jeter un œil ! Les ressources sont multiples pour étudier la Bible et s’intéresser aux questions théologiques d’actualité.

Aux débuts: deux pionniers

Derrière ce projet nous trouvons deux personnalités qui contribuent largement au rayonnement du protestantisme français, depuis de nombreuses années: d’une part, Antoine Nouïs, pasteur et auteur de nombreux livres en lien avec la culture biblique et ancien directeur de l’hebdomadaire Réforme et, d’autre part, Jean-Luc Mouton, ancien directeur lui aussi de Réforme, spécialiste en communication et consultant.

Une véritable université numérique avec de nombreuses ressources pour étudier la Bible

Campus protestant est présent aussi sous la forme d’une chaîne YouTube. Les ressources pour étudier la Bible y occupent une place importante. La rubrique « Bible » offre à l’heure actuelle 176 vidéos. Dans le top ten des viédos le plus regardées, on signalera entre autre « Les manuscrits de Qumrân contredisent-ils la Bible » et « Quelle est l’origine des textes bibliques? ». Ce portail numérique offre ainsi des ressources gratuites considérables. Le souhait de leurs auteurs est d’offrir au plus large public des vidéos de grande qualité théologique. Ils souhaitent offrir en particulier des ressources gratuites à celles et à ceux qui n’ont pas accès à des bibliothèques des facultés de théologie.

Photo: Annie Spratt (sur Unsplah)

Découvrir l’hébreu biblique

Étudier la Bible dans les langues originales

Vous cherchez à apprendre l’hébreu et étudier la Bible dans sa langue originale. L’Ancien Testament a été écrit majoritairement en hébreu. Le Nouveau Testament en grec. Étudier la Bible dans sa langue originale est un plus. Cela permet de goûter plus profondément à la saveur du texte. Les traductions françaises cherchent bien sûr à restituer le plus fidèlement possible le texte hébreu. Mais cela reste des traductions, obéissant à divers choix éditoriaux: précision du texte (dans les Bibles d’étude), texte accessible au plus grand nombre (Bible en français courant), traduction littérale (Bible de Darby), traductions confessionnelles officielles pour l’usage liturgique (Bibles catholiques ou orthodoxes), etc. Nous aurons l’occasion d’y revenir dans de prochaines contributions.

Des leçons en ligne pour s’initier à l’hébreu biblique

Michael Langlois est maître de conférences à l’Université de Strasbourg depuis 2009. Il a développé beaucoup d’outils pour étudier la Bible en ligne. Michael Langlois enseigne l’Ancien Testament à la Faculté de théologie protestante. Il s’agit de la seule faculté pleinement intégrée dans une université en France. L’université de Strasbourg comprend également une Faculté de théologie catholique.

Photo: Veikko Somerpuro

Un cours complet d’initiation à l’hébreu biblique

Ce cours d’initiation à l’hébreu biblique est une très belle ressource pour étudier la Bible dans le texte original. Il comprend 16 leçons de plus de deux heures chacune ! le cours commence par deux leçons consacrée à la découverte de l’alphabet, depuis les origines, et des voyelles. Le cours alterne découverte de la langue par l’étude de textes: Genèse 3,1-5 et le Psaume 121. A ce dernier sont consacrées les deux dernières leçons. L’essentiel de la grammaire hébraïque est passée en revue (système verbal, pronoms et prépositions, etc.).

C’est parti, je découvre l’hébreu biblique pour étudier la Bible !

Photo: Mick Haupt (par Unsplash)

Nous vous invitons à consulter la liste de nos derniers cours consacrés à l’Ancien Testament. N’hésitez pas à nous contacter !

Un trésor à découvrir

Une nouvelle version de la Bible en français courant (NFC)

La Bible en français courant est sortie en 1982. Une édition révisée a été publiée en 1997. Une deuxième révision a été effectuée de 2016 à 2019. Les vœux de l’équipe de révision est d’offrir à ses lecteurs et lectrices « un trésor à découvrir ». Tel est le propos de la « lettre au lecteur » offerte en préface.

La Bible en français courant, en bref

La NFC est conçue comme une véritable Bible d’étude. Elle comprend, comme les éditions précédentes de la Bible en français courant, des notes, des introductions, des cartes et un glossaire. Son objectif est d’offrir un texte immédiatement accessible et agréable à la lecture. Elle vise en particulier les lecteurs et lectrices ne bénéficiant pas de culture biblique préalable. Par des phrases courtes et des formulations évitant toute ambiguïté, celle-ci convient particulièrement bien à la lecture en public.

Les nouveautés de 2019

Un effort particulier a porté sur l’adaptation du vocabulaire, en fonction de l’évolution de la langue. Les mots devenus désuets ont été remplacés. Un vocabulaire théologique ou religieux plus important a été utilisé (alliance, résurrection, bénir, etc.). Tous ces concepts sont précisés dans le glossaire figurant à la fin du volume (« vocabulaire »). Il convient de signaler aussi le recours à un langage plus épicène. Quand le texte original, hébreu ou grec, désigne des hommes et des femmes ensemble, il est question « d’hommes et de femmes ».

Photo: Margarida CSilva (Unsplash)

Un conseil avant l’achat !

La NFC dont nous avons fait l’acquisition est imprimée sur du « papier bible » tellement fin rend la lecture difficile ! L’impression au verso apparaît en filigrane. A vérifier au moment de l’achat 🙂

Étudier la Bible dans son contexte historique

Foi et histoire. On oppose volontiers les deux. Pourtant, l’un en va pas sans l’autre. Étudier la Bible dans son milieu historique évite bien des méprises dans l’interprétation des textes. Pour cela il existe d’excellents outils. Les livres bibliques ont été composés à une époque très différente de la nôtre. Sous estimer cela peut conduire à de graves malentendus.

Des outils pour situer la Bible dans son contexte historique

Nous disposons ainsi d’outils très facilement accessibles pour situer les textes bibliques dans leur contexte historique. Tout d’abord, mentionnons les Bibles d’études. Celles-ci fournissent de nombreuses précisions: mots difficiles, données géographiques, précisions sur le contexte historiques, les gens, le monde politique, etc.. Elles offrent des tableaux, des cartes, des glossaires fort utiles.

Comprendre le monde du Nouveau Testament

Un outil particulièrement remarquable est le manuel intitulé Le monde où vivait Jésus, édité par Hugues Cousin (Éditions du Cerf, Paris, 1988). Les 800 pages de cet important ouvrage ne devraient pas en décourager l’accès! Ce livre est accessible en bibliothèque ou directement sur le site de l’éditeur.

Ce qu’on peut savoir de l’époque de Jésus

La première partie résume l’essentiel de ce qu’on peut savoir de la vie des juifs dans l’Empire romain au 1er siècle: géographie, langues et populations, la civilisation hellénistique et le pouvoir romain, la diaspora, l’organisation politique locale dans la Judée.

Ce qu’on peut savoir de la foi et des pratiques juives

Comprendre le monde dans lequel Jésus vivait passe par l’étude sérieuse de ce qu’on peut savoir de la foi et des pratiques juives: le culte (le culte au Temple de Jérusalem, la synagogue, le sabbat et les fêtes), la lecture de l’Écriture, le système de croyance (la foi au Dieu Un, le messianisme, la résurrection des morts), les patriarches et les prophètes), les différents mouvements (pharisiens, sadducéens, esséniens, zélotes, baptistes, chrétiens, Galiléens, Samaritains).

Un accès direct aux sources

La grande originalité de cet ouvrage est d’offrir de nombreux extraits de textes et de citations (558 en tout !). Il permet ainsi de lire ainsi de nombreux extraits d’auteurs anciens juifs (comme par exemple Flavius Josèphe), romains, grecs, etc. Cela est très précieux car ces textes ne sont pas toujours évidents à trouver. Cet accès direct aux sources historiques est remarquable. Certes, cela explique la dimension volumineuse de l’ouvrage. Mais celui-ci reste un ouvrage à consulter largement plutôt qu’à lire de part en part!

De nombreux index fort utiles !

De nombreux index rendent son utilisation très aisée: index des citations, index des thèmes, des noms de personnes et des lieux géographiques. A cela s’ajoutent une bibliographie, une liste des abréviations et de la provenance des traductions. cela vaut la peine d’y jeter un œil !

Hugues Cousin (éd.), Le monde où vivait Jésus, Cerf, Paris, 1988.

A consulter également

Le glossaire de notre cours « étudier la Bible » 2019-2020.

La Bible et la violence

Un sujet délicat

De nombreuses guerres sont désignées comme « guerres de religion ». Cela revient-il à imputer tous les casus belli à une doctrine religieuse? Les facteurs à l’origine d’une guerre sont multiples et complexes: facteurs économiques, sociaux, climatiques. Facteurs liées aux blessures vives de l’histoire, qui traverse les générations. La spirale infernale mêlant agressions et vengeances? Comme le précise Odon Vallet: « le concept de guerre de religion date du XIXe siècle agnostique car il suppose que deux doctrines adverses sont tenues pour égales. Auparavant, on avait les guerres de la vérité contre l’erreur, de la « vraie foi » contre la « religion prétendue réformée », des disciples du Prophète contre les infidèles, du peuple d’Israël contre les idolâtres, etc. » (Odon Vallet, Petit lexique des guerres de religion d’hier et d’aujourd’hui, Albin Michel, Paris, 2004, page 7).

Un problème propre à l’Ancien Testament?

L’Ancien Testament comprend de nombreux livres avec des récits guerriers.Dans de nombreux récits l’action divine apparaît sous des formes dures et cruelles: le déluge noie l’humanité pécheresse. Dieu demande à Abraham de sacrifier son fils. Il supprime les premiers-né des Égyptiens avant l’exode, etc. Ces récits très durs ont heurté pendant de nombreux siècles. Ils continuent de choquer aujourd’hui. Ces textes sont cependant à resituer dans leur contexte historique. Ils remontent à une période dont les tenants et les aboutissants nous échappent largement. Ils relèvent de mentalités très différentes des nôtres.

Deux lectures recommandées

Thomas Roemer, Dieu obscur. le sexe, la violence et la cruauté dans l’Ancien Testament, Labor et Fides, Genève, 2009.

Odon Vallet, Petit lexique des guerres de religion d’hier et d’aujourd’hui, Albin Michel, Paris, 2004.

Thomas Roemer, Dieu obscur. le sexe, la violence et la cruauté dans l'Ancien Testament
Thomas Roemer, Dieu obscur. le sexe, la violence et la cruauté dans l’Ancien Testament, Labor et Fides, Genève, 2009

Un glossaire pour étudier la Bible

Alexandrie

De nombreuses villes du bassin Est-méditerranéen et du Moyen-Orient (jusqu’aux rives de l’Indus et les montagnes d’Afghanistan) portent ce nom en référence à Alexandre le Grand qui a conquis, depuis la Macédoine, cette région au 4ème siècle avant Jésus-Christ. Soit que la création de cette ville lui soit attribuée, soit que cette ville rende ainsi hommage au conquérant. Lorsqu’elle n’est pas précisée géographiquement, ce nom désigne Alexandrie d’Égypte.

Cette ville fut la capitale de l’Égypte, célèbre pour son phare (une des 7 merveilles du monde). Elle abrita aussi une importante communauté juive et fut le lieu de la rencontre entre la culture grecque et la culture juive. C’est dans cette ville qu’est traditionnellement située la traduction de l’Ancien Testament en langue grecque : la Septante.

C’est en général cette traduction qui est utilisée par les auteurs du Nouveau Testament lorsqu’ils citent l’Ancien.

Capharnaüm

Village de pêcheurs sur les rives du lac de Tibériade, dans la province de Galilée. A l’époque de Jésus, il devait comporter un peu plus de 1’000 habitants. Souvent cité dans les Évangiles, il semble être un lieu important dans l’activité de prédicateur – thaumaturge en Galilée.

Son caractère composite, les allusions fréquentes à des foules de malades les plus divers des récits bibliques ont conduit ce nom à devenir une expression française désignant le désordre ou la confusion.

Catéchèse

Du grec katekhein (faire résonner, informer, enseigner), la catéchèse est une démarche pédagogique cherchant à une meilleure compréhension de la foi chrétienne. Elle peut concerner les enfants comme les adultes, les croyants comme les personnes en recherche.

Centenier

Synonyme de centurion, le mot désigne un officier romain qui commande une compagnie d’env. 100 hommes. Il s’agit souvent du chef d’une garnison romaine locale.

Collecteurs d’impôts

Parfois désigné par le terme de « publicain » dans les anciennes traductions bibliques, le collecteur d’impôts est un habitant d’un pays occupé par les romains qui reçoit de ces derniers la tâche de collecter les impôts pour l’occupant.

Du fait du système de calcul de l’impôt souvent opaque, il a la réputation d’être injuste ou corrompue. Politiquement, il est un collaborateur de l’occupant. Sur le plan religieux, ses contacts réguliers avec les païens ou avec leur monnaie comportant des effigies de divinités païennes, le classe dans la catégorie des impurs. Trois raisons (morale, politique et religieuse) qui expliquent sa mauvaise réputation dans la société palestinienne au temps de Jésus.

Concile de Jérusalem

Cette appellation désigne une assemblée tenue dans la première Église de Jérusalem et qui statue sur l’ouverture de la communauté des juifs chrétiens aux chrétiens issus du paganisme. Cette événement est rapporté dans le livre des Actes des Apôtres (Act 15,1-31).

Deutérocanoniques

Les livres deutérocanoniques sont des livres qui ne figurent pas dans la Bible juive, mais que les Églises catholiques et orthodoxes considèrent comme canoniques (c’est-à-dire faisant partie de l’Ancien Testament), mais de manière secondaire (deuteros en grec) par rapport aux livres en hébreu.

Diaspora

Ce terme, issu du grec ancien, désigne la dispersion hors de Palestine des juifs exilés après la destruction du premier temple en – 587 et accentuée après la deuxième destruction du deuxième temple en 70 après J.-C.

Le terme en vient à désigner l’ensemble des communautés juives dispersées à travers le monde ; puis la dispersion d’un peuple, d’une ethnie ou de fidèles d’une religion.

Esaïe

Ce terme désigne soit une personne : le prophète Esaïe, soit un livre de l’Ancien Testament, celui dit du prophète Esaïe.

Le prophète Esaïe (dont le nom hébreu signifie « Yahvé sauve ») est un personnage historique qui a vécu à Jérusalem au VIIIème siècle avant notre ère (2 Rois 19). Ses interventions prophétiques prennent place dans un contexte historique de montée de la puissance assyrienne dans le Proche orient. En 701 avt J.-C. le roi assyrien Sennachérib met le siège à la capitale du royaume de Juda. Celui-ci s’avère être un échec dont rendent compte les annales assyriennes et les livres bibliques (2 Rois 19,35).

Le livre dit du prophète Esaïe est un des livres de l’Ancien Testament. Il comprend 66 chapitres. On reconnaît généralement trois parties dans ce livre. La première (chap. 1 à 39) comporte des textes remontant la plupart à l’Esaïe historique. La deuxième (chap. 40 à 55) rassemble des textes qui se rapportent à la période de la chute de Jérusalem sous les coups de butoir des babyloniens (587 avt. J.-C.). La troisième (chap. 56-66) regroupe des textes se rapportant à la situation de l’Exil à Babylone et du retour à Jérusalem au moment de la domination perse (Vème siècle avant notre ère).

Eschatologie, eschatologique

Désigne tout discours qui a trait à la fin des temps. Vient du grec « eschaton » : le dernier.

Eucharistie

Issu d’un terme grec signifiant « action de grâce » par référence à la prière centrale de la liturgie de la Cène, ce terme désigne tout à la fois le rite du culte chrétien (la Sainte-Cène dans le vocabulaire protestant), le fait de prendre part à ce rite en consommant le pain (ou l’hostie) et la coupe, ainsi que le pain et le vin consacrés qui sont partagés durant ce rite.

Évangiles synoptiques

On désigne ainsi les 3 premiers évangiles du Nouveau Testament : Mathieu, Marc et Luc. Ils tirent ce terme de l’expérience suivante : en plaçant de manière parallèle le texte des 4 évangiles (on appelle cette opération d’analyse linguistique : établir une synopse), on constate que les 3 premiers suivent un plan similaire, comportent des récits et des discours similaires placés au même endroit, etc. Ils se distinguent en cela très fortement de l’évangile selon Jean.

Exil

Traumatisme fondateur de l’histoire d’Israël et à l’origine de la constitution de l’Ancien testament, ce terme désigne la déportation d’une grande partie des habitants du royaume de Juda après la prise de Jérusalem par les armées babyloniennes en 587 avant notre ère (2 Rois 25, 11-21). Avec la chute de sa capitale, le peuple perd son roi, son temple et sa terre. Alors qu’il aurait été évident d’en conclure à la défaite du Dieu d’Israël, les prophètes et les prêtres opposent une autre réponse : Dieu reste maitre de l’histoire. Ce qui est arrivé n’est pas la défaite de Dieu, mais la conséquence de la désobéissance du peuple et de ses rois. C’est sur la base de cette conviction de foi que se met en place la collecte des éléments de mémoire collective qui va aboutir à la constitution de l’Ancien Testament et à la naissance du judaïsme de l’époque de Jésus.

Gabaonites

Désigne les habitants de Gabaon (ou encore Gibeon), une petite ville à quelques kilomètres au nord de Jérusalem. Dans le livre de Josué, il semble s’agir d’une population autochtone qui habite la région avant l’arrivée des israélites depuis l’Égypte.

Galilée

Ce terme désigne une région du nord d’Israël, à la frontière avec le Liban et la Syrie actuelle. Intégrée au royaume du Nord dans l’Israël antique, elle est une région frontière aux multiples influences culturelles, politiques et religieuses. A l’époque du Nouveau Testament, elle est le lieu principal de l’activité de Jésus. On y trouve Nazareth (la ville où Jésus grandit avant son baptême, Marc 1,9) et Capharnaüm (cf. plus haut).

Gloire

Le terme français traduit le grec du NT « doxa » qui lui-même traduit l’hébreu « kavod ». Étymologiquement, ce dernier terme se rattache à une racine qui signifie « lourd » ou « avoir du poids ».

Dans la Bible, « gloire » est devenu synonyme de « présence de Dieu ».

Herméneutique

Désigne tout ce qui a trait à la question de l’interprétation des textes, c’est-à-dire la question du sens des textes aujourd’hui.

Holocauste

Selon la signification hébraïque, l’holocauste est un sacrifice où l’ensemble de la bête sacrifiée est brulé sur l’autel et donc symboliquement offert totalement à Dieu. Ce type de sacrifice, plutôt exceptionnel et réservé à de grandes occasions (cf. Lv 1, s’oppose au sacrifice de communion ou de paix (Lv 3) où l’animal sacrifié est partagé en trois selon des règles précises. La première partie est brulée pour Dieu, la deuxième revient au prêtre, la troisième revient à l’offrant qui la partage avec ses proches.

Immanence

Désigne la présence de Dieu dans le monde, à l’intérieur du monde ou de l’être humain. Il s’oppose à la transcendance qui désigne le fait que Dieu est extérieur au monde.

Institution de la Cène

Récit biblique qui décrit comment Jésus a célébré la Cène en demandant à ses disciples de reproduire ce geste. (Mt 26 ; Mc 14 ; Lc 22; 1 Co 11)

Kasher

Ce qualificatif désigne les aliments qui sont permis à la consommation selon la loi juive et la Bible hébraïque. La « Kasherout » désigne l’ensemble des règles.

Logia, source Q

Désigne un des documents « source » du travail des évangélistes. Selon l’hypothèse majoritairement admise, circulait au sein des 1ères communautés chrétiennes, avant les Évangiles, une compilation des paroles de Jésus (logia = les paroles) dans lesquels les évangélistes ont puisé pour entreprendre leur propre rédaction. Pour en savoir plus.

Liturgie

Venant d’un terme politique du grec ancien qui signifie « service public », ce mot désigne l’ensemble des rites, prières, cérémonies qui définissent le culte rendu à Dieu. Le mot peut aussi désigner le culte lui-même.

Pains azymes

Venant d’un mot grec ancien signifiant « sans levain », ce terme désigne un pain composé uniquement d’eau et de farine sans l’action d’un levain ou ferment quelconque. L’hostie de la célébration eucharistique est une forme de pain azyme.

Révélation

Désigne la manière dont Dieu se donne à connaître dans l’humanité.

Révolte des Macchabées

Désigne une révolte menée par une famille juive (les Macchabées) contre la domination séleucide entre -175 et -140. Elle va conduire à l’indépendance de la Judée qui va être gouverné jusqu’en -40 par la dynastie hasmonéenne (c’est ainsi que l’on nomme les descendant de Jonathan Macchabée fondateur de la dynastie). Le caractère sanglant de la révolte est à l’origine de l’usage du terme « macchabé » pour désigner un cadavre en argot.

Séleucides

Dynastie grecque fondée par un général d’Alexandrie (Seleucos) qui a régné sur la Mésopotamie, l’Anatolie et le Levant depuis la mort d’Alexandre (- 305) jusqu’à l’arrivée de la domination romaine (- 64). Elle pratique une politique d’hellénisation qui va conduire à la révolte des Macchabées (-175 – -140).

Temps messianiques

Cette expression désigne une espérance eschatologique (cf. plus haut) d’un temps final de l’histoire où se manifeste le Messie pour le plus grand bien des croyants ou de l’humanité toute entière. Cette espérance est déjà présente dans les oracles de l’Ancien Testament, en particulier dans les écrits d’Esaïe. Elle se déploie, sous des formes très diverses, durant la période intertestamentaire et se retrouve dans les écrits du Nouveau Testament, en particulier dans le livre de l’Apocalypse.

Tibériade (lac)

Parfois aussi appelée « Mer de Galilée », le lac de Tibériade est situé au Nord de la Palestine dans la province de Galilée. Cette étendue d’eau joue un rôle économique (pêche, irrigation des cultures, voie de circulation pour le commerce) important dans cette région. Il apparaît régulièrement dans les récits du ministère de Jésus où il tient une place géographique centrale.

Torah

Terme hébreu qui signifie « enseignement, instruction », il désigne pour le judaïsme les 5 premiers livres de l’Ancien Testament (souvent appelés Pentateuque dans le christianisme). Par extension, il peut aussi désigner la bible hébraïque dans son ensemble.

Une revue pour étudier la Bible, depuis 30 ans

La revue Lire&Dire c’est quoi

La revue Lire&Dire a été crée en 1989. Elle souffle cette année sa 30e bougie ! Lire&dire sort 4 numéros par année, comprenant chaque fois 4 études exégétiques de textes bibliques. le but est de stimuler la prédication par une étude rigoureuse des textes bibliques.

Un sacré parcours

Lire&Dire c’est 30 ans de travail autour de la Bible. Chaque numéro est préparé par une équipe en Suisse, en France, en Belgique, … Cela fait à ce jour 122 numéros. Un total de 560 articles ! En tout, ce sont 450 auteurs qui vous offrent le fruit de leur travail. Chaque étude est le fruit d’un travail de lecture et de discernement en groupe.

Au début, une impulsion de Daniel Marguerat

Daniel Marguerat
Daniel Marguerat

Nous devons l’existence de cette revue à l’initiative de Daniel Marguerat. Professeur de la Faculté de théologie de l’Université de Lausanne (Suisse), ce dernier souhaitait combler une lacune dans le monde francophone. De telles revues existent en allemand et en anglais.

De très nombreuses études bibliques facilement accessibles

Vous imaginez bien qu’à raison de 4 numéros annuels offrant 4 études chaque fois, de très nombreux textes ont été abordés. Sur le site de la revue un index très utile offre la liste des textes étudiés à ce jour. Il présente aussi les numéros à paraître.

Le bon plan

Vous avez la possibilité de télécharger une étude gratuitement. N’hésitez plus, cela en vaut la peine.

30 bougies !

La revue fête son anniversaire à Crêt-Bérard le 23 septembre 2019 avec un colloque très original, ouvert à toutes et à tous.

Défi: lire la Bible en un an

Lire la Bible en un an, pourquoi pas?

Photo : Ben White sur Unsplash
Photo : Ben White sur Unsplash

Se préparer avant de commencer

Pour lire la Bible un an, il vaut la peine de se poser d’abord quelques questions. Combien de temps je prévois de bloquer par jour? A quel moment? Une lecture le matin, une lecture le soir? Et au fond, quel est mon but? Lire le texte « au kilomètre ». Pour arriver à tout lire en un an, il faut lire environ 4 chapitres par jour. Cela risque d’être rébarbatif. Prendre du temps pour intégrer ce que je lis. Noter des questions. Consigner des réflexions personnelles? Méditer les textes que je lis. Noter mes questions pour les reprendre plus tard.

Photo : Aaron Burden sur Unsplash
Photo : Aaron Burden sur Unsplash

Un cadre favorable

Pour lire chaque jour le texte biblique prévu, il vaut la peine de se donner un rendez-vous régulier. Prévoir un cadre agréable. Disposer d’un moment de tranquillité. Le matin au réveil? Arriver 10 minutes plus tôt sur son lieu de travail? S’asseoir devant une fenêtre, confortablement, avec une boisson chaude ou fraîche. Allumer une bougie.

Photo : Ben White sur Unsplash
Photo : Ben White sur Unsplash

Des guides de lecture

On trouve sur le web de nombreux guides. Le plus simple est d’en charger un qui vous convienne sur votre téléphone. Les librairies spécialisées dans la littérature chrétienne en proposent également.

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