Une nouvelle traduction de la Bible vient de sortir

Photo de la nouvelle traduction de la Bible qui vient de sortir aux Éditions Salvator

Les éditions Salvator ont sorti une nouvelle traduction de la Bible. Celle-ci vient de paraître tout récemment (le 24 septembre 2020). Il s’agit d’une Bible proposant une traduction dite liturgique, c’est-à-dire destinée à la lecture publique au cours des célébrations à l’Église. Elle est aussi destinée à être utilisée dans l’enseignement (la catéchèse) et « méditée dans la lecture personnelle », comme le précise son avant-propos. L’objectif peut paraître contradictoire à première vue. Comment coller fidèlement le plus possible au texte source et donner un texte fluide, adapté à la lecture à haute voix ? Traduire c’est trahir, dit-on volontiers. Comment respecter l’hébreu pour l’Ancien Testament et le grec pour le Nouveau Testament? L’usage nous dira si le pari est tenu !

une bible ouverte posée sur une belle table en bois, voilà une belle ambiance pour s'intéresser à cette nouvelle traduction de la Bible
Photo: Aaron Burden sur Unsplash

Une nouvel outil pour étudier la Bible

Voilà une nouvelle Bible d’étude dont il vaut la peine de faire l’acquisition. Elle comprend, en effet, plus de 26’000 notes claires et accessibles, mises au point par plus de 45 spécialistes reconnus de la Bible. Ces spécialistes travaillent dans des instituts et des facultés catholiques universitaires reconnus. Ils proviennent majoritairement de France, mais aussi de Belgique, du Canada et de Suisse. A noter tout de même, la présence d’un théologien protestant, Daniel Bourguet, dr en théologie de l’Institut protestant de théologie (IPT) de Montpellier. Daniel Bourguet pratique la lecture spirituelle de la Bible. Ces notes explicatives s’ajoutent aux quelques notes se trouvant dans la traduction de la Bible parue en 2013.

Lire une nouvelle traduction de la Bible c'est se poser sur une jolie table au bord de la fenêtre dans un joli cadre avec un carnet de notes et un stylo
Photo: Rachel Strong sur Unsplash

Des atouts non-négligeables

Cette nouvelle édition de la Bible liturgique présente des atouts non-négligeables. Chaque livre biblique comprend préalablement une introduction et une table des matières. Cela permet de s’orienter et de commencer sa lecture par une vision claire de la structure du livre. A noter tout de même que les plans reflètent parfois des choix arbitraires. En effet, il n’est pas toujours facile d’établir le plan d’un texte compliqué. A une prochaine occasion, nous reviendrons volontiers sur ce que cette nouvelle traduction de la Bible apporte comme éclairage sur le livre de Job, thème de notre cours biblique 2020-2021.

Foi chrétienne et souffrance

La foi à l’épreuve de la souffrance

une paroi rocheuse, pierres foncées et lisses, avec un bras tendu au bas de l'image, main légèrement entrouverte, symbolisant le caractère désespérant de la foi  à l'épreuve de la souffrance
Photo: Tobias Tullius sur Unsplash

Foi chrétienne et souffrance? C’est certainement là un des plus grands défis pour la foi. Dit autrement, comment articuler l’espérance chrétienne avec la souffrance, tant endurée individuellement que collectivement? La noirceur des crises qui secouent la planète, avec leurs lots de souffrances, sont autant de remises en question. Des épreuves interminables à traverser dans bien des cas.

« Vous avez entendu l’histoire de l’endurance de Job » (Job 5,10)

L’étude du Livre biblique de Job, dans l’Ancien Testament, offre une profondeur insoupçonnée pour creuser la difficile question de la foi chrétienne et de la souffrance. Dans les dialogues entre Job et ses amis, tout passe: remise en question des images qu’on peut se faire de Dieu en lien avec la question de la foi à l’épreuve de la souffrance: Dieu vengeur, Dieu inactif et sourd à la détresse humaine, Dieu rétribuant les croyants en fonction de leurs bonnes ou de leurs mauvaises actions, etc.

un mur de couleur bleue avec deux trainées de couleur rouge sang, esquissant la croix, symbole de la foi à l'épreuve de la souffrance
Photo: Tobias Tullius sur Unsplash

Un cours biblique sur mesure pour creuser la question de la foi à l’épreuve de la souffrance

Notre cours biblique 2020-2021 est consacré à l’étude du Livre de Job. Voilà une belle occasion de creuser ces difficiles questions en vous y inscrivant. Les différentes études cours abordent ces questions sous des angles divers et variés: « Quand le malheur s’abat sur le juste » (étude 2), « la parole enfin fait tomber le masque » (étude 3). Cette dernière résonne avec une actualité particulière à l’heure actuelle.

Une lecture stimulante, tirée de la collection Mon ABC de la Bible

Nous vous recommandons vivement de lire le petit livre de Bertrand Pinçon, professeur d’exégèse de l’Ancien Testament à l’Université catholique de Lyon, paru dans la collection Mon ABC de la Bible. Cette lecture offre un excellent complément à notre cours.

Faire tomber les masques?

Faire tomber les masques, vraiment ? Une jeune femme portant masque et visière ne plexiglas. elle nous regarde droit dans les yeux et croise les bras
Photo: engin akyurt sur Unsplash

Faire tomber les masques? A l’heure actuelle, cette question agite beaucoup les esprits. Pour combattre la pandémie, une des mesures-clé est le port du masque dans les espaces publics. Mais le caractère obligatoire de cette mesure est contestée. Sens des responsabilités ou mesures coercitives? L’urgence milite plutôt en faveur de la deuxième option, au nom du cas de force majeure. Symboliquement, « faire tomber les masques » désigne le fait de regarder la réalité en face. Ne pas se voiler la face face et parler sans détour des réalités difficiles. Mais cela ne devrait pas conduire à se voiler la face. au contraire, cela devrait stimuler le courage de regarder les réalités en face et, en particulier la question de la souffrance des innocents, comme celle thématisée au début du livre de Job, quand ce dernier est injustement frappé d’une série de malheurs totalement absurdes et incompréhensibles.

Apporter un peu de lumière au cœur de la douloureuse question de la souffrance injuste

Faire tomber les masques, vraiment ? Au crépuscule, un homme masqué tient une lampe de poche et nous éclaire à la tombée de la nuit
Photo: Torsten Martens sur Unsplash

Jusqu’où peut-on accepter l’injustice? L’étude du Livre de Job (thème de notre cours étudier la Bible 2020-2021) peut nous aider sur cette question. Là, n’est-il pas aussi, d’une certaine manière, question de faire tomber les masques? Quel est le sens de la souffrance? Prendre au sérieux la question de la dimension dramatique de l’existence humaine, ni subir avec fatalité, ni se résigner, ou se révolter. Les dialogues entre Job et ses amis offrent un panel des arguments pour et contre et de toutes les sensibilités possibles face à ce redoutable thème de la souffrance injuste. On retiendra avant tout que de se révolter face à l’injustice, c’est légitime, voire même dans bien des cas, une question de survie spirituelle.

Faire tomber les masques …? Et la spiritualité dans tout cela?

Faire tomber les masques, vraiment ? 
Un infirmier à l'hôpital, à la cafétéria, portant masque et charlotte, assis et en train de prier
Photo: Jonathan Borba sur Unsplash

La spiritualité offre certainement de nombreuses ressources pour aborder, au cœur de l’épreuve, la question de l’injustice de la souffrance. L’étude critique des textes bibliques, en particulier à l’aide de Bibles d’étude, permet de situer les textes dans leur contexte historique et de mieux les comprendre. dans un premier temps, cela peut déstabiliser les certitudes acquises à la première lecture. Mais, à la fin, prendre au sérieux la réalité historique spécifique des textes anciens permet d’éviter d’en distordre le sens. Ceci est le propre de la lecture dite « historico-critique » de la Bible.

Mon ABC de la Bible: le livre de Job

Mon ABC de la Bible, en bref

Avec Mon ABC de la Bible, nous avons là une très pratique collection de petits guides pour étudier la Bible, récemment créée par les Éditions du Cerf, à Paris. Ces petits ouvrages, très accessibles, font véritablement office de manuels de poche pour l’étude et la lecture des livres bibliques. Ils sont très stimulants pour étudier la Bible. Cette collection comprend un volume dédié au Livre de Job, qui fournit un excellent complément à notre cours biblique 2020-2021 sur Job. Arrêtons-nous un instant sur la collection et examinons de plus près le volume dédié à Job.

Mon ABC pour y voir plus clair dans la Bible

La collection Mon ABC de la Bible compte, à l’heure actuelle, 14 ouvrages parus. Leurs contenus sont en effet, aussi simples qu’accessibles. La collection comprend ainsi des introductions générales (une pour l’Ancien Testament et une pour le Nouveau Testament). Elle fournit aussi des introductions à des familles de livres bibliques (introduction aux livres prophétiques, introduction aux livres historiques, introduction aux livres sapientiaux). Enfin, elle offre aussi des introductions à plusieurs livres de l’Ancien Testament (le Livre des Proverbes et, comme déjà signalé, le Livre de Job) et du Nouveau Testament (Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean, Les Actes des Apôtres, l’Apocalypse).

Un excellent complément à notre cours sur Job

Illustration de couverture du livre de Bertrand Pinçon sur le livre de Job, parue dans la collection Mon ABC de la Bible (aux Éditions du Cerf)

Cet ouvrage offre de belles ressources comme guide de lecture du Livre de Job. Il offre, comme nous l’avons dit, un excellent complément à notre cours actuel. Son auteur, Bertrand Pinçon est docteur en théologie de l’Université de Strasbourg. Sa thèse (L‘énigme du bonheur : étude sur le sujet du bien dans le livre de Qohélet, Brill, Leyden, 2008) a été consacrée au Livre de l’Ecclésiaste, qu’on désigne justement aussi sous le nom de Quohélet. Il est actuellement prêtre dans le diocèse de Lyon et enseigne l’Ancien Testament à la faculté de théologie de l’Université catholique de Lyon.

Mon ABC de la Bible: le livre de Job, en bref

Le livre (151 pages) compte 11 chapitres. Six thèmes sont abordés de manière très stimulante: « la foi à l’épreuve du mal », « sens et non-sens de la souffrance », « l’espérance n’est pas morte », « où trouver la vraie sagesse? », « Dieu plus grand que notre mal », « la création et son Créateur ». Il comprend aussi un lexique, un petit glossaire, une carte, une chronologie et une bibliographie.

Pauvre comme Job?

un homme seul, visiblement pauvre comme Job, sans abri, assis sur le trottoir, au bord d'un bâtiment
Photo: Jonathan Kho sur Unsplash

D’où vient ce proverbe bien connu?

Cette parole est certainement un des proverbes bibliques les plus célèbres parmi le grand public. Il fait en effet complètement partie du langage courant. Il trouve son origine dans le prologue du Livre de Job qui ouvre le livre (chapitres 1 et 2). Ces deux chapitres nous racontent comment Job, un homme riche et d’une honnêteté sans défauts se voit soudainement être frappé par une avalanche de malheurs. Job se retrouve alors pauvre comme Job, dans la plus extrême des pauvretés. Le pire dans tout cela, c’est que c’est le Satan qui est à l’origine de tous les malheurs de Job et ceci, avec le consentement de Dieu ! Les fléaux s’enchaînent, les uns plus atroces que les autres: massacre des serviteurs de Job, bergers et troupeaux brûlés vifs, ses fils et ses filles écrasés sous les décombres de leurs maisons ! Voilà d’où vient le proverbe Pauvre comme Job. Difficile de faire mieux en matière de film d’horreur.

Une section de vitrail, avec l'inscription en anglais "For the poor" (pour le pauvre).
Photo: Tobias Tullius sur Unsplash

Quelles perspectives? Quelle issue?

Et ce n’est pas tout. Un deuxième round de malheurs frappe Job, qui se voit soudainement être couvert d’ulcères, le rongeant de la tête aux pieds. Quelles perspectives ? Quelle issue reste-il à Job? La révolte? Le suicide? La soumission? Rien de tout cela ! Job se tait, tout en continuant de s’estimer totalement innocent. Après 7 jours et 7 nuits il rompt le silence et s’interroge sur le sens de la vie, de la souffrance comme du bien. Il se tourne vers ses amis et le dialogeu commence.

une voie de chemin de fer, droite dans une ville probablement en Inde
Photo: Jonathan Kho sur Unsplash

La suite vous intéresse?

Ces dialogues nous offrent une des plus profondes réflexions philosophiques et spirituelles sur le bien et le mal. Les questions les plus profondes sont abordées: pourquoi le mal alors que Dieu veut le bien? Pourquoi la souffrance des innocents?

D’où vient alors le proverbe Pauvre comme Job?

Vous avez envie de creuser ces questions? Vous avez envie de creuser d’où vient le proverbe Pauvre comme Job? Inscrivez-vous sans tarder à notre cours sur le Livre de Job.

Avec Job, il y a du job !

Dans la Bible, Job occupe une place très particulière. Cela vaut vraiment la peine de lire et étudier le Livre de Job. Il est loin de nous laisser indifférent. Sa solide réflexion sur le bien et le mal contribue largement à justifier du caractère de la Bible au rang de patrimoine littéraire mondial: « le livre de Job est l’un des écrits les plus fameux de la Bible. Il est aussi l’un des plus méconnus » (Samuel Terrien, Job, Delachaux et Niestlé, Neuchâtel – Paris, 1963, p. 5). Notre cours biblique 2020-2021, consacré à une lecture du livre de Job, vous donne l’occasion de tourner le regard vers ce livre, pas évident à travailler. Oui, vraiment, avec Job, il y a du job !

Une jeune fille tient une Bible ouverte devant son visage. On ne voit que le haut de son visage et ses yeux, qui trahissent un grand étonnement.
Sarah Noltner sur Unsplash

Job et job, rien à voire, en apparence !

D’où vient le nom de Job? De l’hébreu et non pas de l’anglais. Rien à voir avec le travail, genre « chercher du job »… Le nom commun « job » provient de l’anglais. Emprunté au XIXe siècle, il désigne « travail » ou « partie spécifique d’un travail », avec ses dimensions positive (une bonne affaire) ou négative (une tâche pénible). Selon Alain Rey (dans Le Robert, Dictionnaire historique de la langue française), l’origine du mot est inconnue. Considéré longtemps comme un « anglicisme pittoresque », c’est l’usage du mot au sens neutre de travail rémunéré qui domine aujourd’hui. Mais il n’y aurait pas de lien étymologique avec « notre » Job biblique !

Travailler, c’est trop dur …

Le verbe travailler remonte à un usage du latin populaire signifiant littéralement tourmenter ou torturer (toujours d’après Alain Rey). En ancien français c’est cette conception négative qui domine: souffrir ou faire souffrir, physiquement et moralement. Et ceci durement, que ce soit pour qualifier la violence de la torture ou les douleurs de l’enfantement. Différentes variantes en découlent. Ainsi, par exemple, travailler la matière dans le sens de pétrir (travailler la pâte) ou s’agiter intérieurement (les préoccupations qui me travaillent l’esprit), surtout lors d’insomnies ! Aujourd’hui, le substantif est utilisé essentiellement pour désigner le temps pendant lequel une activité salariée est exercée. Alors, vive les vacances !

un boulanger en train d'enfourner du pain dans son four
Photo: fran hogan sur Unsplash

Étudier le livre de Job, c’est le moment !

la Bible ouverte à la première page du livre de Job avec une vue sur le lac
Photo: Pierre de Salis

Dieu est-il juste?

Cette redoutable question « Dieu est-il juste? » est certainement une des plus difficiles. Et ceci à tous les niveaux: théologique, philosophique ou spirituel. A cette question est liée celle de la liberté de l’être humain. Car ce dernier est capable de tout. En effet, du meilleur comme du pire. Dans le cadre de la vie en société, sitôt que des rapports de force sont en jeu – l’histoire humaine le montre hélas bien trop souvent – tout se complique très rapidement.

Dieu est-il juste? Des ressources inattendues

A ce sujet, la Bible, en dépit des idées reçues, n’offre pas de réponse toute faite. La foi chrétienne reconnaît volontiers que Dieu veut le bien du monde et de l’humanité. Mais les remises en question sont infinies. Maladies redoutables, catastrophes naturelles, détresses personnelles, conflits … La liste des malheurs en tout genre est sans fin ! La Bible offre matière à beaucoup de réflexion à ce sujet. Globalement, on peut dire que les chemins offerts sont guidés par des certitudes inattendues, comme de petites lumières brillant dans les ténèbres. Comme chrétiens, nous reconnaissons que Dieu est présent, à mes côtés, quand je souffre.

une grande croix est allumée dans la nuit avec les lumières d'une ville en arrière-fond
Diana Vargas sur Unsplash

Une soif de justice et de changement

Une chose est évidente. Le monde a besoin de plus de justice. Pour cela, il faut du changement. Nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui le pensent et militent activement pour un monde meilleur: justice climatique, racisme, justice économique et sociale. Les combats sont nombreux.

manifestant brandissant une pancarte avec l'inscription (anglais) "nous demandons la justice + le changement"
Photo: Logan Weaver sur Unsplash

Une chose est sûre: la souffrance et les douleurs du monde et toutes les injustices qui lui sont liées, nous ne pouvons pas les nier. Ainsi, tous les combats visant le bien sont à encourager.

Dieu est-il juste ? Un cours biblique sur mesure pour étudier cette question

Notre cours biblique 2020-2021 est consacré au Livre de Job. En effet, ce dernier offre une très grande réflexion sur la problématique du mal et de la souffrance. Il touche ainsi en particulier la question de la souffrance injuste et révoltante. Les dialogues de Job et de ses amis remettent tout en question. Ils nous offrent une typologie de toutes les attitudes face à la question « Dieu est-il juste? ». Intitulé Job: en-quête du Dieu juste, voilà l’occasion de s’intéresser à un livre d’une richesse incroyable sur la question de la justice ou de l’injustice de Dieu. Alors, Pour s’inscrire, suivez ce lien.

Notre cours biblique 2020-2021

Lire la Bible à la maison en déconfinement

cadenas avec l'inscription SOS  accroché à une grille métallique
Georgy Rudakov (sur Unsplash)

Pour vous permettre de lire la Bible à la maison en déconfinement, nous avons le plaisir de vous offrir un cours gratuit. Il s’agit du cours « Une parole impossible », consacré au Sermon sur la Montagne (Évangile selon Matthieu, chapitres 5 à 7). Ce cours, intitulé « Une peut être téléchargé à la fin de cet article. Cette mise à disposition vous offre une suite à nos cours offerts pour lire la Bible à la maison, pendant la pandémie.

Étudier la Bible après l’Ascension ?

un essain de mongolfières dans un ciel bleu
Prendre de la hauteur tout en restant chez soi …?
ian dooley (sur Unsplash)

La pandémie nous contraint à passer beaucoup de temps à la maison. C’est bien joli, mais ce n’est pas toujours simple ! Entre le sentiment du nid douillet rassurant et la sensation d’enfermement sans fin, les tensions ne manquent pas. Et avec le déconfinement qui se déploie, la prudence reste de mise, il est toujours recommandé de rester le plus possible chez soi.

Le confinement dure depuis le début du Carême. En Suisse, cultes et messes reprendront du service à Pentecôte. En Suisse, la décision est tombée à la veille de la fête de l’Ascension ! La vie spirituelle publique reprend prudemment ses droits, mais ce n’est plus comme avant. Les questions et inquiétudes demeurent.

Pour continuer de lire la Bible à la maison en période de déconfinement, l’Office protestant de la formation met très volontiers à votre disposition ce cours gratuit à télécharger. Voilà une belle occasion de lire la Bible à ne pas manquer.

Un cours gratuit à télécharger pour continuer de lire la Bible à la maison

Série de post-it collés au mur 
il faudrait en coller un avec "lire la Bible à la maison en déconfinement"
Lire un livre et rester en lien depuis chez soi
Sarah Kilian (sur Unsplash)

« Rester à la maison, être à l’abri. Gardez vos distances ! Ne sortez pas! Écrire une lettre, lire un livre, chatter en ligne, appeler un ami … » Pourquoi pas un post-it  » télécharger le cours biblique gratuit de l’OPF » ? C’est l’occasion de profiter de nos ressources. Ce cours vous a plu? Vous avez toujours la possibilité, en tout temps de vous abonner à nos cours. Et profitez-en aussi pour consulter les outils que nous recommandons pour étudier la Bible. Ceux-ci sont particulièrement appropriés pour lire la Bible à la maison en ces temps de déconfinement.

Prier en quarantaine à la maison

prier en quarantaine à la maison
Ben White (sur Unsplash)

Prier chez soi en quarantaine

En ces temps de pandémie, la consigne est de rester à domicile. Du coup, nous avons beaucoup de temps pour penser à ce qui se passe. De nombreuses remises en question nous assaillent. A tous les niveaux, psychologique, social, moral et aussi spirituel. Une lassitude certaine peut aussi nous envahir. Spirituellement, la question de l’efficacité de la prière se pose avec une acuité inédite. Comment prier concrètement à la maison, en période de quarantaine?

mon chien me regarde
Drew Coffman (sur Unsplash)

Prier à la maison

Répondre à la question de l »efficacité de la prière n’est pas simple! Une pensée, attribuée généralement à Saint Augustin, dit: « prie comme si tout dépendait de toi, agis comme si tout dépendait de Dieu ! ». Cette pensée résonne particulièrement fortement aujourd’hui. Elle appelle autant au lâcher-prise qu’à la responsabilité personnelle. A quoi bon prier face à une situation s’éternisant contre toute espérance? Le découragement guette à la porte. Au-delà des consignes sanitaires pour se protéger et protéger des autres de tout risque de contamination future, que faire?

A l’école de Paul de Tarse et de son « écharde dans la chair » (2 Corinthiens 12,7)

attention aux échardes
Sheri Hooley (sur Unsplash)

L’apôtre Paul a rencontré beaucoup de difficultés dans sa carrière de missionnaire itinérant. Il a beaucoup souffert aussi. Aux croyants de Corinthe, il évoque ainsi une mystérieuse écharde plantée dans sa chair: « pour m’éviter tout orgueil, il a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan chargé de me frapper, pour m’éviter tout orgueil » (2 Co 12,7 ; citation tirée de la TOB). Par ces mots, Paul désigne symboliquement une dure souffrance qui impacte son activité de prédicateur de l’Évangile. Une souffrance qui dure … depuis 14 ans (2 Co 12,1). Paul évoque aussi la prière par laquelle il a demandé à Dieu d’être libéré de la douleur: « à ce sujet, par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi » (2 Co 12,8). Mais en lieu et place de libération, Paul reçoit une parole de révélation, avec cette célèbre parole du Seigneur: « ma grâce te suffit, ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » (2 Co 12,9). L’exaucement de la prière, c’est ici une révélation et non une libération automatique de la souffrance.

Qui s’y frotte s’y pique !

tenir un hérisson dans la main
George Kendall (sur Unsplash)

Affronter courageusement la dimension dramatique de la condition humaine prend aujourd’hui une couleur particulière. La patience se teinte d’une couleur particulière, celle du ralentissement forcée et contraint de toutes les activités à caractère relationnel. Les activités familiales et amicales arrivent en tête de ce triste classement. Que dire de l’efficacité de la relation à Dieu au travers de la prière? La réponse à la prière de Paul peut ici nous éclairer. C’est une prise de conscience. Une prise de conscience que nous pouvons traduire, par les temps qui courent, dans notre prière: « Seigneur, quoi qu’il m’arrive, prends soin de moi », « Seigneur, quoi qu’il arrive à celles et ceux qui sont importants pour moi, prends soin de chacune et de chacun ».

La Bible et la prière: nos ressources

Étudier la Bible peut nous aider pour prier en quarantaine à la maison. Notre cours 2019-2020, intitulé Jésus, une prière décalée est disponible, sur commande. Et parmi nos cours gratuitement disponibles en ces temps de pandémie, vous trouverez celui intitulé Vivre, prier, comprendre.

Lire la Bible en quarantaine à la maison

Photo: L N (sur Unsplash)

En 2020, un carême pas comme les autres !

Les Églises, en Suisse et ailleurs, se mobilisent elles aussi face à la crise sanitaire mondiale provoquée par l’épidémie de coronavirus. Il a fallu prendre très rapidement des décisions douloureuses. Il s’agit de limiter les activités à caractère public: suppression des cultes et des réunions, annulation des événements spirituels conviviaux (soupes de carême, repas solidaires, etc.). Mais face à cela, de nombreuses initiatives d’entraide se prennent. Les paroisses mettent en place des manières originales de rester en contact les uns avec les autres. Voici, dans ce but, une série de ressources que nous vous partageons pour étudier la Bible à la maison.

Lire la Bible à la maison

Notre site étudier la Bible vous propose des études gratuites pour ce temps de carême. Nous allons mettre en ligne un cours gratuit chaque semaine, dès le 25 mars 2020. Chaque cours comprend dix études. Cette offre court dès aujourd’hui et jusqu’à Pâques. Vous pouvez étudier la Bible à la maison, à votre rythme. Les quatre cours représentent 40 études en tout. Un chiffre symbolique en ce temps de carême placé sous le signe de la quarantaine forcée. Nous espérons que l’étude des textes bibliques vous soutienne et vous réconforte. Une aide pour chacune et chacun en ces temps de vie d’Église localement réduite au minimum.

Étudier la Bible à la maison avec 4 cours gratuits en ligne, chaque semaine, dès le 25 mars 2020

25 mars 2020: Vivre, prier, comprendre (cours 56, 2004-2005)

1er avril 2020: En quête de sagesse: Proverbes, Job, Quohélet (cours 58, 2006-2007)

8 avril 2020: Les stratégies de la confiance (cours 52, 2000-2001)

15 avril 2020: Accueillir la vie : les rencontres de Jésus dans l’Évangile selon Jean (cours 63, 2011-2012)

N’hésitez pas à signaler à vos amis et connaissances cette offre pour étudier la Bible à la maison. Merci de nous faire part de vos découvertes et réflexions en ce temps de quarantaine !

Photo: Kamil Szumotalski (sur Unsplash)

Le carême, c’est quoi au juste?

Pour le rappeler brièvement, le carême est un temps de prière et de jeûne de quarante jours. Cette pratique s’inscrit à la suite des récits de la tentation de Jésus dans le désert. Vous pouvez ainsi relire les textes en question dans le Nouveau Testament: Évangile selon Matthieu 4,1-11, Évangile selon Marc 1,12-13 et Évangile selon Luc 4,1-13. Le terme français de quarantaine signifie « espace de quarante jours », précisément en référence aux quarante jours de la tentation de Jésus au désert.

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