Découvrir l’hébreu biblique

Étudier la Bible dans les langues originales

Vous cherchez à apprendre l’hébreu et étudier la Bible dans sa langue originale. L’Ancien Testament a été écrit majoritairement en hébreu. Le Nouveau Testament en grec. Étudier la Bible dans sa langue originale est un plus. Cela permet de goûter plus profondément à la saveur du texte. Les traductions françaises cherchent bien sûr à restituer le plus fidèlement possible le texte hébreu.

Mais cela reste des traductions, obéissant à divers choix éditoriaux: précision du texte (dans les Bibles d’étude), texte accessible au plus grand nombre (Bible en français courant), traduction littérale (Bible de Darby), traductions confessionnelles officielles pour l’usage liturgique (Bibles catholiques ou orthodoxes), etc. Nous aurons l’occasion d’y revenir dans de prochaines contributions.

Des leçons en ligne pour s’initier à l’hébreu biblique

Michael Langlois est maître de conférences à l’Université de Strasbourg depuis 2009. Il a développé beaucoup d’outils pour étudier la Bible en ligne. Michael Langlois enseigne l’Ancien Testament à la Faculté de théologie protestante. Il s’agit de la seule faculté pleinement intégrée dans une université en France. L’université de Strasbourg comprend également une Faculté de théologie catholique.

Michael Langlois
Photo: Veikko Somerpuro

Un cours complet d’initiation à l’hébreu biblique

Ce cours d’initiation à l’hébreu biblique est une très belle ressource pour étudier la Bible dans le texte original. Il comprend 16 leçons de plus de deux heures chacune ! le cours commence par deux leçons consacrée à la découverte de l’alphabet, depuis les origines, et des voyelles. Le cours alterne découverte de la langue par l’étude de textes: Genèse 3,1-5 et le Psaume 121. A ce dernier sont consacrées les deux dernières leçons. L’essentiel de la grammaire hébraïque est passée en revue (système verbal, pronoms et prépositions, etc.).

C’est parti, je découvre l’hébreu biblique pour étudier la Bible !

hébreu biblique
Photo: Mick Haupt (par Unsplash)

Nous vous invitons à consulter la liste de nos derniers cours consacrés à l’Ancien Testament. N’hésitez pas à nous contacter !

Un trésor à découvrir

Une nouvelle version de la Bible en français courant (NFC)

nouvelle version de la bible en français courant

La Bible en français courant est sortie en 1982. Une édition révisée a été publiée en 1997. Une deuxième révision a été effectuée de 2016 à 2019. Les vœux de l’équipe de révision est d’offrir à ses lecteurs et lectrices « un trésor à découvrir ». Tel est le propos de la « lettre au lecteur » offerte en préface.

La Bible en français courant, en bref

La NFC est conçue comme une véritable Bible d’étude. Elle comprend, comme les éditions précédentes de la Bible en français courant, des notes, des introductions, des cartes et un glossaire. Son objectif est d’offrir un texte immédiatement accessible et agréable à la lecture. Elle vise en particulier les lecteurs et lectrices ne bénéficiant pas de culture biblique préalable. Par des phrases courtes et des formulations évitant toute ambiguïté, celle-ci convient particulièrement bien à la lecture en public.

Les nouveautés de 2019

Un effort particulier a porté sur l’adaptation du vocabulaire, en fonction de l’évolution de la langue. Les mots devenus désuets ont été remplacés. Un vocabulaire théologique ou religieux plus important a été utilisé (alliance, résurrection, bénir, etc.).

Tous ces concepts sont précisés dans le glossaire figurant à la fin du volume (« vocabulaire »). Il convient de signaler aussi le recours à un langage plus épicène. Quand le texte original, hébreu ou grec, désigne des hommes et des femmes ensemble, il est question « d’hommes et de femmes ».

bible en français courant
Photo: Margarida CSilva (Unsplash)

Un conseil avant l’achat !

La NFC dont nous avons fait l’acquisition est imprimée sur du « papier bible » tellement fin rend la lecture difficile ! L’impression au verso apparaît en filigrane. A vérifier au moment de l’achat 🙂

Étudier la Bible dans son contexte historique

Foi et histoire. On oppose volontiers les deux. Pourtant, l’un en va pas sans l’autre. Étudier la Bible dans son milieu historique évite bien des méprises dans l’interprétation des textes. Pour cela il existe d’excellents outils. Les livres bibliques ont été composés à une époque très différente de la nôtre. Sous estimer cela peut conduire à de graves malentendus.

Des outils pour situer la Bible dans son contexte historique

Nous disposons ainsi d’outils très facilement accessibles pour situer les textes bibliques dans leur contexte historique. Tout d’abord, mentionnons les Bibles d’études. Celles-ci fournissent de nombreuses précisions: mots difficiles, données géographiques, précisions sur le contexte historiques, les gens, le monde politique, etc.. Elles offrent des tableaux, des cartes, des glossaires fort utiles.

Comprendre le monde du Nouveau Testament

Un outil particulièrement remarquable est le manuel intitulé Le monde où vivait Jésus, édité par Hugues Cousin (Éditions du Cerf, Paris, 1988). Les 800 pages de cet important ouvrage ne devraient pas en décourager l’accès! Ce livre est accessible en bibliothèque ou directement sur le site de l’éditeur.

Ce qu’on peut savoir de l’époque de Jésus

La première partie résume l’essentiel de ce qu’on peut savoir de la vie des juifs dans l’Empire romain au 1er siècle: géographie, langues et populations, la civilisation hellénistique et le pouvoir romain, la diaspora, l’organisation politique locale dans la Judée.

Ce qu’on peut savoir de la foi et des pratiques juives

Comprendre le monde dans lequel Jésus vivait passe par l’étude sérieuse de ce qu’on peut savoir de la foi et des pratiques juives: le culte (le culte au Temple de Jérusalem, la synagogue, le sabbat et les fêtes), la lecture de l’Écriture, le système de croyance (la foi au Dieu Un, le messianisme, la résurrection des morts), les patriarches et les prophètes), les différents mouvements (pharisiens, sadducéens, esséniens, zélotes, baptistes, chrétiens, Galiléens, Samaritains).

Un accès direct aux sources

La grande originalité de cet ouvrage est d’offrir de nombreux extraits de textes et de citations (558 en tout !). Il permet ainsi de lire ainsi de nombreux extraits d’auteurs anciens juifs (comme par exemple Flavius Josèphe), romains, grecs, etc. Cela est très précieux car ces textes ne sont pas toujours évidents à trouver. Cet accès direct aux sources historiques est remarquable. Certes, cela explique la dimension volumineuse de l’ouvrage. Mais celui-ci reste un ouvrage à consulter largement plutôt qu’à lire de part en part!

De nombreux index fort utiles !

De nombreux index rendent son utilisation très aisée: index des citations, index des thèmes, des noms de personnes et des lieux géographiques. A cela s’ajoutent une bibliographie, une liste des abréviations et de la provenance des traductions. cela vaut la peine d’y jeter un œil !

contexte biblique historique

Hugues Cousin (éd.), Le monde où vivait Jésus, Cerf, Paris, 1988.

A consulter également

Le glossaire de notre cours « étudier la Bible » 2019-2020.

La Bible et la violence

Un sujet délicat

De nombreuses guerres sont désignées comme « guerres de religion ». Cela revient-il à imputer tous les casus belli à une doctrine religieuse? Les facteurs à l’origine d’une guerre sont multiples et complexes: facteurs économiques, sociaux, climatiques. Facteurs liées aux blessures vives de l’histoire, qui traverse les générations. La spirale infernale mêlant agressions et vengeances? Comme le précise Odon Vallet: « le concept de guerre de religion date du XIXe siècle agnostique car il suppose que deux doctrines adverses sont tenues pour égales. Auparavant, on avait les guerres de la vérité contre l’erreur, de la « vraie foi » contre la « religion prétendue réformée », des disciples du Prophète contre les infidèles, du peuple d’Israël contre les idolâtres, etc. » (Odon Vallet, Petit lexique des guerres de religion d’hier et d’aujourd’hui, Albin Michel, Paris, 2004, page 7).

Un problème propre à l’Ancien Testament?

L’Ancien Testament comprend de nombreux livres avec des récits guerriers.Dans de nombreux récits l’action divine apparaît sous des formes dures et cruelles: le déluge noie l’humanité pécheresse. Dieu demande à Abraham de sacrifier son fils. Il supprime les premiers-né des Égyptiens avant l’exode, etc. Ces récits très durs ont heurté pendant de nombreux siècles. Ils continuent de choquer aujourd’hui. Ces textes sont cependant à resituer dans leur contexte historique. Ils remontent à une période dont les tenants et les aboutissants nous échappent largement. Ils relèvent de mentalités très différentes des nôtres.

Deux lectures recommandées

Thomas Roemer, Dieu obscur. le sexe, la violence et la cruauté dans l’Ancien Testament, Labor et Fides, Genève, 2009.

Odon Vallet, Petit lexique des guerres de religion d’hier et d’aujourd’hui, Albin Michel, Paris, 2004.

Thomas Roemer, Dieu obscur. le sexe, la violence et la cruauté dans l'Ancien Testament
Thomas Roemer, Dieu obscur. le sexe, la violence et la cruauté dans l’Ancien Testament, Labor et Fides, Genève, 2009

Glossaire pour étudier la Bible

Adversaire (l’)

Ce terme désigne un être de la cour céleste (cf. supra) qui a pour tâche d’éprouver les humains. Il est la traduction du terme hébreu le satan (avec l’article), nom tiré d’un verbe signifiant : « traiter en ennemi, être un adversaire ». Il figure parmi les créatures célestes et il exerce une fonction particulière : rôder sur la terre, inspecter, chercher les faiblesses et les failles des êtres humains pour ensuite les accuser auprès du Seigneur. Il agit comme une sorte de procureur. Il peut ainsi être nommé l’Adversaire ou l’Accusateur. Sa figure est présente dans le prologue en prose du livre de Job. Il est fait aussi mention de lui en Za 3,1 où il met en accusation le grand-prêtre Josué.

Alexandrie

De nombreuses villes du bassin Est-méditerranéen et du Moyen-Orient (jusqu’aux rives de l’Indus et les montagnes d’Afghanistan) portent ce nom en référence à Alexandre le Grand qui a conquis, depuis la Macédoine, cette région au 4ème siècle avant Jésus-Christ. Soit que la création de cette ville lui soit attribuée, soit que cette ville rende ainsi hommage au conquérant. Lorsqu’elle n’est pas précisée géographiquement, ce nom désigne Alexandrie d’Égypte.

Cette ville fut la capitale de l’Égypte, célèbre pour son phare (une des 7 merveilles du monde). Elle abrita aussi une importante communauté juive et fut le lieu de la rencontre entre la culture grecque et la culture juive. C’est dans cette ville qu’est traditionnellement située la traduction de l’Ancien Testament en langue grecque : la Septante.

C’est en général cette traduction qui est utilisée par les auteurs du Nouveau Testament lorsqu’ils citent l’Ancien.

Amour / agapè

Le mot « amour » est généralement utilisé dans les traductions pour rendre le terme grec: agapè. En grec, on distingue l’eros (qui désigne l’amour comme désir érotique de l’autre) de l’agapè (qui désigne l’amour comme service altruiste de l’autre). Le grec connait aussi la philia qui désigne l’amour / amitié.

Anthropologie culturelle

Méthode scientifique qui cherche à comprendre les comportements humains en partant du constat que la société dans son ensemble fournit à ses membres des opinions, valeurs et habitudes comportementales qui marquent l’ensemble des comportements, même les plus divers.

Appliquée aux recherches néotestamentaires, cette méthode essaye de comprendre les écrits bibliques en les resituant dans un ensemble de discours / opinions / comportements communs dans le bassin méditerranéen antique.

Apocalypse de Pierre

Texte chrétien (qui ne figure pas dans le canon du Nouveau Testament) écrit au début du IIème siécle et attribué à l’apôtre Pierre. Il se présente comme une apocalypse (au sens étymologique de révélation) du Christ à Pierre.

Aramaïsme / araméen

L’araméen est une langue sémitique qui s’imposera comme langue de communication dans tout le Moyen-Orient dès le 7ème siècle avant Jésus-Christ. A l’époque romaine, c’est la langue parlée en Judée comme en Galilée. C’est donc aussi la langue parlée par Jésus. Elle survit encore de nos jours dans certaines régions de Syrie.

Un aramaïsme désigne un mot ou une tournure de phrase ou une expression qui traduit l’influence de l’araméen dans un écrit hébreu de la Bible. C’est en générale le signe d’un hébreu plus tardif.

Bar Kokhba

Juif de Palestine vivant au IIème siècle, il conduit une importante révolte contre l’occupant romain qui dure de 132 à 135. Cette guerre qui se terminera par la défaite des révoltés, ravage durablement la Palestine et sera la dernière tentative militaire des restaurer une indépendance politique (et religieuse) pour les juifs en Palestine avant l’instauration de l’Etat d’Israël en 1948.

Il est un figure controversée dans les écrits juifs de son époque, certains l’ont considéré comme le Messie, d’autres ont eu une approche plus négative.

Baruch

Désigne soit le scribe du prophète Jérémie (Jr 36,4), soit un livre, écrit dans un genre apocalyptique vers le début de notre ère. Ce livre n’est pas considéré comme canonique par le canon protestant, pas plus qu’il ne figure dans la Bible hébraïque. Il est connu par certains auteurs du Nouveau testament qui y font référence.

Canon

D’un mot grec qui signifie « roseau » ou « canne », puis métaphoriquement « règle », ce terme désigne l’ensemble des livres reconnus comme ayant autorité en matière de foi et qui sont rassemblés dans la Bible. Il y a plusieurs canons bibliques: le canon hébraïque (pour les juifs), le canon catholique romain, le canon protestant et plusieurs canons orthodoxes.

Ces listes de livres dit « canoniques » s’établissent progressivement à partir du IIème siècle après Jésus-Christ pour se fixer définitivement en Occident avec la Réforme et le Concile de Trente au XVIème siécle.

Parler d’un « canon dans le canon » est une expression qui veut signifier soit que certaines livres bibliques ont plus d’autorité que d’autres, soit que certaines options théologiques – bibliquement fondés – constituent la norme à partir de laquelle il convient d’interpréter l’ensemble de ces livres.

Capharnaüm

Village de pêcheurs sur les rives du lac de Tibériade, dans la province de Galilée. A l’époque de Jésus, il devait comporter un peu plus de 1’000 habitants. Souvent cité dans les Évangiles, il semble être un lieu important dans l’activité de prédicateur – thaumaturge en Galilée.

Son caractère composite, les allusions fréquentes à des foules de malades les plus divers des récits bibliques ont conduit ce nom à devenir une expression française désignant le désordre ou la confusion.

Catéchèse

Du grec katekhein (faire résonner, informer, enseigner), la catéchèse est une démarche pédagogique cherchant à une meilleure compréhension de la foi chrétienne. Elle peut concerner les enfants comme les adultes, les croyants comme les personnes en recherche.

Centenier

Synonyme de centurion, le mot désigne un officier romain qui commande une compagnie d’env. 100 hommes. Il s’agit souvent du chef d’une garnison romaine locale.

Chloé (maison de)

Chrétienne de Corinthe (1 Co 1,11), appartenant à un milieu suffisamment aisé pour avoir des serviteurs voyageant autour de la mer Égée. Le terme « maison » (oikos en grec) désigne le groupe des personnes qui sont sous sa responsabilité : famille, proches, serviteurs, etc.

Étymologiquement, Chloé veut dire : « la verdoyante » ou « jeune pousse ».

Collecteurs d’impôts

Parfois désigné par le terme de « publicain » dans les anciennes traductions bibliques, le collecteur d’impôts est un habitant d’un pays occupé par les romains qui reçoit de ces derniers la tâche de collecter les impôts pour l’occupant.

Du fait du système de calcul de l’impôt souvent opaque, il a la réputation d’être injuste ou corrompue. Politiquement, il est un collaborateur de l’occupant. Sur le plan religieux, ses contacts réguliers avec les païens ou avec leur monnaie comportant des effigies de divinités païennes, le classe dans la catégorie des impurs. Trois raisons (morale, politique et religieuse) qui expliquent sa mauvaise réputation dans la société palestinienne au temps de Jésus.

Concile de Jérusalem

Cette appellation désigne une assemblée tenue dans la première Église de Jérusalem et qui statue sur l’ouverture de la communauté des juifs chrétiens aux chrétiens issus du paganisme. Cette événement est rapporté dans le livre des Actes des Apôtres (Act 15,1-31).

Cour céleste

Fait référence à une représentation courante dans le Moyen Orient ancien selon laquelle le Dieu suprême siège avec les autres dieux comme un roi avec ses conseillers (sa cour) siège dans la salle du trône de son palais. Dans une perspective monothéiste, les autres dieux sont remplacés par des êtres célestes comme des anges. On en trouve des allusions en 1 R 22,19-22 ou Psaume 99.

Culte impérial

Le culte impérial est une forme de religion civique qui va s’étendre dans toute l’empire romain à partir d’Auguste (qui règne au moment de la naissance de Jésus). Elle se traduit par un certain nombre de rituels (sacrifices, temples, procession, banquets, etc.) auxquels la participation de l’ensemble des habitants de l’empire sont conviés. Le culte impérial est donc un ciment d’unité dans la grande diversité du monde romain antique. S’il est en général admis que les juifs sont dispensés de participation à ce culte, il n’en sera pas de même pour les chrétiens à partir du moment où les deux religions sont nettement différenciées. Dans le culte impérial, l’empereur porte souvent le titre de Seigneur (kurios en grec) qui est aussi le titre donné à Jésus-Christ et le mot utilisé par la traduction grecque de l’Ancien Testament (la Septante) du tétragramme YHVH (cf. plus bas).

Daniel

Ce terme désigne soit une personne : Daniel, soit un livre éponyme de l’Ancien Testament.

Daniel (dont le nom signifie: « Dieu est mon juge ») est un personnage à l’historicité discutée. Il aurait vécu au VIème siècle avant notre ère. Notable hébreu, il aurait servi comme haut fonctionnaire à la cour du roi de Babylone.

Le livre est sans doute un des plus tardifs de l’Ancien Testament. Il est écrit en hébreu, mais aussi en araméen (cf. plus haut). Dans sa forme finale, il semble dater du IIème siècle avant notre ère. Il raconte l’histoire d’un jeune notable israélite déporté à Babylone, entre résistance et soumission. Le livre rapporte aussi des visions ou des rêves qui sont très clairement à classer dans de la littérature spécifique. C’est dans ce cadre qu’apparait pour le première fois dans la littérature biblique le terme de « fils de l’homme » qui sera reprise à de nombreuses reprises par Jésus dans le Nouveau testament.

Deutérocanoniques

Les livres deutérocanoniques sont des livres qui ne figurent pas dans la Bible juive, mais que les Églises catholiques et orthodoxes considèrent comme canoniques (c’est-à-dire faisant partie de l’Ancien Testament), mais de manière secondaire (deuteros en grec) par rapport aux livres en hébreu.

Diaspora

Ce terme, issu du grec ancien, désigne la dispersion hors de Palestine des juifs exilés après la destruction du premier temple en – 587 et accentuée après la deuxième destruction du deuxième temple en 70 après J.-C.

Le terme en vient à désigner l’ensemble des communautés juives dispersées à travers le monde ; puis la dispersion d’un peuple, d’une ethnie ou de fidèles d’une religion.

Disciple bien-aimé

Ce terme n’apparaît que dans l’évangile selon Jean (par ex. 13,23-25 ; 19,26-27 ; 20,1-10 ; 21,2-8) où il désigne un disciple particulièrement proche de Jésus, son témoin privilégié. La tradition chrétienne l’identifie comme l’apôtre Jean. Les recherches historiques y voient la figure centrale de l’école johannique qui désigne le groupe au sein duquel est née l’évangile selon Jean, les épitres johanniques et l’Apocalypse.

Ecclésiologie

Désigne une branche de la théologie qui, selon son étymologie, se consacre à l’étude de l’Église, son fondement, sa mission et son organisation.

Église

Du grec eckkèsia (qui signifie : assemblée), ce terme est utilisé pour traduire l’hébreu qahal (qui signifie : ceux qui sont convoqués, cf. Dt 4,10). Dans le Nouveau Testament, il se rapporte au rassemblement des chrétiens. C’est ainsi que l’on parle de « l’église de Dieu qui est à Corinthe » (1 Co 1,1).

Eloah

Forme poétique du mot « Elohim » (cf. ci-dessous), un nom qui accentue la transcendance de Dieu.

Elohim

Transcription en français du mot « Dieu » en hébreu. Il alterne dans les textes bibliques avec celui de YHWH et également « Shaddaï » (cf. plus bas). Il a cette particularité d’être construit sur la racine « EL » qui désigne le Dieu suprême du panthéon cananéen et que l’on retrouve dans les noms propres se terminant en « el » comme: Israël, Daniel, Samuel ou Nathanaël. Or cette racine est au pluriel (« him ») ! Ce qui est une curiosité grammaticale, on devrait transcrire par : le dieux. Cette curiosité a donnée lieu à bien des développements théologiques sur l’unicité et la pluralité de Dieu.

Esaïe

Ce terme désigne soit une personne : le prophète Esaïe, soit un livre de l’Ancien Testament, celui dit du prophète Esaïe.

Le prophète Esaïe (dont le nom hébreu signifie « Yahvé sauve ») est un personnage historique qui a vécu à Jérusalem au VIIIème siècle avant notre ère (2 Rois 19). Ses interventions prophétiques prennent place dans un contexte historique de montée de la puissance assyrienne dans le Proche orient. En 701 avt J.-C. le roi assyrien Sennachérib met le siège à la capitale du royaume de Juda. Celui-ci s’avère être un échec dont rendent compte les annales assyriennes et les livres bibliques (2 Rois 19,35).

Le livre dit du prophète Esaïe est un des livres de l’Ancien Testament. Il comprend 66 chapitres. On reconnaît généralement trois parties dans ce livre. La première (chap. 1 à 39) comporte des textes remontant la plupart à l’Esaïe historique. La deuxième (chap. 40 à 55) rassemble des textes qui se rapportent à la période de la chute de Jérusalem sous les coups de butoir des babyloniens (587 avt. J.-C.). La troisième (chap. 56-66) regroupe des textes se rapportant à la situation de l’Exil à Babylone et du retour à Jérusalem au moment de la domination perse (Vème siècle avant notre ère).

Eschatologie, eschatologique

Désigne tout discours qui a trait à la fin des temps. Vient du grec « eschaton » : le dernier.

Eucharistie

Issu d’un terme grec signifiant « action de grâce » par référence à la prière centrale de la liturgie de la Cène, ce terme désigne tout à la fois le rite du culte chrétien (la Sainte-Cène dans le vocabulaire protestant), le fait de prendre part à ce rite en consommant le pain (ou l’hostie) et la coupe, ainsi que le pain et le vin consacrés qui sont partagés durant ce rite.

Évangiles synoptiques

On désigne ainsi les 3 premiers évangiles du Nouveau Testament : Mathieu, Marc et Luc. Ils tirent ce terme de l’expérience suivante : en plaçant de manière parallèle le texte des 4 évangiles (on appelle cette opération d’analyse linguistique : établir une synopse), on constate que les 3 premiers suivent un plan similaire, comportent des récits et des discours similaires placés au même endroit, etc. Ils se distinguent en cela très fortement de l’évangile selon Jean.

Exode

Du grec ex (qui signifie « hors ») et odos (qui signifie : « le chemin »), ce terme désigne soit la sortie d’Égypte du peuple d’Israël sous la conduite de Moïse, soit le livre qui rapporte cette histoire. L’Exode – sortie d’Égypte – est l’événement central de l’identité religieuse d’Israël.

Ezéchiel

Ce terme désigne soit une personne : le prophète Ezéchiel, soit un livre de l’Ancien Testament, celui dit du prophète Ezéchiel.

Le prophète Ezéchiel (dont le nom signifie: « que Dieu rende fort ») a vécu dans le royaume de Juda au VIème siècle avant notre ère. Il a connu, peut être la première déportation de l’élite judéenne de – 597, et en tout cas la prise de Jérusalem de – 587 par les armées babyloniennes. Proche des milieux sacerdotaux, il était peut-être prêtre lui-même, tant un grand nombre de ses visions se rapportent au culte du sanctuaire jérusalémite.

Le livre qui porte son nom n’est une simple collection d’oracles, mais se présente comme une autobiographie soigneusement élaborée. A coté des oracles habituels, on y trouve aussi des paraboles, des allégories ainsi que des visions. Tout cet ensemble va constituer la matrice dans laquelle, deux ou trois siècles plus tard, va naître la littérature apocalyptique. Le livre dans son état actuel a connu une rédaction qui s’est étendue du Vème siècle au IIIème siècle. Les principaux thèmes abordés sont la signification de la chute de Jérusalem pour l’identité du peuple de Dieu, sa compréhension de la justice divine et son avenir au delà de l’Exil.

Exil

Traumatisme fondateur de l’histoire d’Israël et à l’origine de la constitution de l’Ancien Testament, ce terme désigne la déportation d’une grande partie des habitants du royaume de Juda après la prise de Jérusalem par les armées babyloniennes en 587 avant notre ère (2 Rois 25, 11-21). Avec la chute de sa capitale, le peuple perd son roi, son temple et sa terre. Alors qu’il aurait été évident d’en conclure à la défaite du Dieu d’Israël, les prophètes et les prêtres opposent une autre réponse : Dieu reste maitre de l’histoire. Ce qui est arrivé n’est pas la défaite de Dieu, mais la conséquence de la désobéissance du peuple et de ses rois. C’est sur la base de cette conviction de foi que se met en place la collecte des éléments de mémoire collective qui va aboutir à la constitution de l’Ancien Testament et à la naissance du judaïsme de l’époque de Jésus.

Gabaonites

Désigne les habitants de Gabaon (ou encore Gibeon), une petite ville à quelques kilomètres au nord de Jérusalem. Dans le livre de Josué, il semble s’agir d’une population autochtone qui habite la région avant l’arrivée des israélites depuis l’Égypte.

Galilée

Ce terme désigne une région du nord d’Israël, à la frontière avec le Liban et la Syrie actuelle. Intégrée au royaume du Nord dans l’Israël antique, elle est une région frontière aux multiples influences culturelles, politiques et religieuses. A l’époque du Nouveau Testament, elle est le lieu principal de l’activité de Jésus. On y trouve Nazareth (la ville où Jésus grandit avant son baptême, Marc 1,9) et Capharnaüm (cf. plus haut).

Gloire

Le terme français traduit le grec du NT « doxa » qui lui-même traduit l’hébreu « kavod ». Étymologiquement, ce dernier terme se rattache à une racine qui signifie « lourd » ou « avoir du poids ».

Dans la Bible, « gloire » est souvent devenu synonyme de « présence de Dieu ».

Grec

Le grec est la langue dans laquelle ont été écrits les livres du Nouveau Testament, tout comme certains livres deutérocanoniques (cf. plus haut). C’est aussi la langue principale de toute le pourtour méditerranéen à l’époque de Jésus. Il s’agit d’une évolution du grec classique qui nait avec les conquêtes d’Alexandre. Elle s’intitule « koinè » qui signifie « commun ».

Guerre juive (60-73)

Ce terme désigne une révolte militaire des juifs de la province romaine de Judée contre l’empire romain. Débutant en 66 de notre ère dans un climat de fortes tensions entre juifs et non juifs, elle culmine par la prise de Jérusalem par les légions romaines et la destruction du second Temple en 70 et s’achève en 73 par la prise des dernières places fortes juives dont la citadelle de Massada.

Sur le plan religieux, cette guerre amène une transformation profonde du judaïsme qui dans le prolongement du mouvement pharisien va se centrer sur l’étude de la Torah (et non plus sur le judaïsme sacrificiel autour du Temple) et va donner naissance au judaïsme rabbinique.

Hébreu

L’hébreu est une langue sémitique dans laquelle sont écrits les livres de l’Ancien Testament. Pratiquée dès le 13ème siècle avant Jésus-Christ, elle s’écrit probablement dès le 11ème siècle dans un alphabet reçu des Phéniciens et comporte 22 signes qui ne fixent que les consonnes. Elle s’écrit de droite à gauche. Le système de notations des voyelles, encore en vigueur aujourd’hui, a été fixé aux alentours du 9ème siècle de notre ère.

Hellénistique

La civilisation hellénistique nait des conquêtes d’Alexandre le grand au IVème siècle avant notre ère et se termine avec les conquêtes romaines du bassin oriental de la Méditerranée au début de notre ère. Elle continue pourtant à influencer la vie quotidienne bien après. Sur le plan religieux, elle entre souvent en conflit avec le judaïsme, puis le christianisme.

Hénoch

Désigne soit un patriarche biblique (Gn 5,18-24), soit des livres (dans le veine apocalyptique) qui lui sont attribués et qui sont connus sous deux versions (1 et 2 Hénoch) qui ont été écrits entre le IIIème et le Ier siècle avant Jésus-Christ. Ces livres ne font pas partis du canon biblique tant juif, catholique ou protestant, mais l’Église orthodoxe éthiopienne leur reconnait une autorité canonique.

Herméneutique

Désigne tout ce qui a trait à la question de l’interprétation des textes, c’est-à-dire la question du sens des textes aujourd’hui.

Hérode Antipas

Fils d’Hérode le Grand (qui régnait sur la Judée au moment de la naissance de Jésus, cf. Mth 2,1), il est Tétrarque de Galilée et de Perée (région à l’est du Jourdain et au nord-est de la Mer Morte de 4 av. J.-C. à 39. Il est cité, entre autres, dans les évangiles comme celui a fait exécuter Jean-Baptiste (Mth 14) et joue un rôle dans le procès de Jésus (Lc 23,6-7).

Holocauste

Selon la signification hébraïque, l’holocauste est un sacrifice où l’ensemble de la bête sacrifiée est brulé sur l’autel et donc symboliquement offert totalement à Dieu. Ce type de sacrifice, plutôt exceptionnel et réservé à de grandes occasions (cf. Lv 1, s’oppose au sacrifice de communion ou de paix (Lv 3) où l’animal sacrifié est partagé en trois selon des règles précises. La première partie est brulée pour Dieu, la deuxième revient au prêtre, la troisième revient à l’offrant qui la partage avec ses proches.

Hubris

L’ hubris est une notion grecque qui se traduit généralement par « démesure ». Elle désigne une violence (ou un sentiment) inspiré par des passions, particulièrement l’orgueil et l’arrogance, mais aussi l’excès de pouvoir et de ce vertige qu’il engendre. Les Grecs lui opposaient la tempérance et la modération, qui est connaissance de soi et de ses limites.

Immanence

Désigne la présence de Dieu dans le monde, à l’intérieur du monde ou de l’être humain. Il s’oppose à la transcendance qui désigne le fait que Dieu est extérieur au monde.

Incarnation

Doctrine chrétienne, selon laquelle Dieu s’est « fait chair » dans la personne de Jésus de Nazareth. Cette doctrine, élaborée à la suite de longs débats dans les premiers siècles de notre ère, trouve son expression stable au concile de Chalcédoine en 451. Le concile proclame que Jésus est à la fois « vrai Dieu et vrai homme ».

Institution de la Cène

Récit biblique qui décrit comment Jésus a célébré la Cène en demandant à ses disciples de reproduire ce geste. (Mt 26 ; Mc 14 ; Lc 22; 1 Co 11)

Irénée de Lyon

Originaire de Smyrne (aujourd’hui Izmir en Turquie) où il est disciple de Polycarpe, il devient évêque de Lyon vers 177. Il est le premier théologien occidental d’envergure. Son ouvrage principal s’intitule: « Contre les hérésies » où il dénonce les dérives gnostiques au sein du christianisme naissant.

Jérémie

Ce terme désigne soit une personne : le prophète Jérémie, soit un livre de l’Ancien Testament, celui dit du prophète Jérémie.

Le prophète Jérémie (dont le nom signifie: Dieu élève) a été actif dans les 40 dernières années du royaume de Juda. C’est vers -627 (la 13ème année du roi Josias, cf. Jr 1,17-19) que ce fils de prêtre – et probablement prêtre lui-même – reçoit sa vocation prophétique. Il ne cesse de mettre en garde contre la catastrophe à venir (la prise de Jérusalem et la destruction du Temple) qui va survenir en – 587. Après la chute de la ville, il va en Egypte où il meurt à une date inconnue. On lui attribue les oracles contenus dans le livre qui porte son nom, ainsi qu’un long poème: les lamentations qui est une complainte sur la destruction de Jérusalem. C’est ce dernier texte qui est à l’origine du terme « jérémiade ».

Le livre dit du prophète Jérémie est un des livres de l’Ancien Testament. Comprenant des oracles du Jérémie historique recueilli par ses disciples dès le 7ème siècle, il est complété et enrichi par des rédacteurs deutéronomistes au 6ème et 5ème siècle. Le processus rédactionnel progressif ne prendra fin que peu de temps avant l’ère chrétienne.

Judéo-chrétien

Expression moderne pour désigner un chrétien d’origine juive dans les premières générations chrétiennes. Cependant cette désignation porte plus sur la culture (judéenne ou hellénistique) que sur la pratique religieuse. Majoritaire dans la première génération chrétienne (puisque la quasi totalité des disciples de Jésus sont juifs), le judéo-chrétien va petit à petit devenir minoritaire pour disparaître vers la fin du IIème siècle. (cf. aussi pagano-chrétien)

Kasher

Ce qualificatif désigne les aliments qui sont permis à la consommation selon la loi juive et la Bible hébraïque. La « Kasherout » désigne l’ensemble des règles.

Légalisme

En théologie biblique, ce terme désigne négativement une attitude religieuse centrée quasi exclusivement sur le respect des commandements divins (légalisme). Il est souvent attribué aux juifs, mais peut aussi désigner des attitudes chrétiennes.

Lèpre

Désigne, dans l’univers biblique, toute forme d’affection cutanée qui peut frapper les humains ou les animaux. Elle est un signe d’impureté dans les prescriptions religieuses vétérotestamentaires et dans les pratiques décrites dans le Nouveau Testament.

Léviathan

Monstre mythologique du Moyen Orient ancien, son nom est mentionné dans des textes d’Ougarit dès le 14ème siècle avant notre ère. Il personnifie le chaos à partir duquel ou contre lequel Dieu a créé le monde (le tohubohu en Gn 1,2). Dans la représentation du monde de l’époque, ce monstre continue à menacer la création et peut être « réveillé » par des pratiques rituelles spécifiques.

Liturgie

Venant d’un terme politique du grec ancien qui signifie « service public », ce mot désigne l’ensemble des rites, prières, cérémonies qui définissent le culte rendu à Dieu. Le mot peut aussi désigner le culte lui-même.

Logia, source Q

Désigne un des documents « source » du travail des évangélistes. Selon l’hypothèse majoritairement admise, circulait au sein des 1ères communautés chrétiennes, avant les Évangiles, une compilation des paroles de Jésus (logia = les paroles) dans lesquels les évangélistes ont puisé pour entreprendre leur propre rédaction. Pour en savoir plus.

Loi

Cf. Torah

Luther

Martin Luther (1483 – 1546) est un moine augustin allemand, professeur de théologie à Wittenberg à qui l’on doit la publication en 1517 de 95 thèses. Cet acte est généralement considéré comme le geste fondateur de la Réforme protestante. Auteur de nombreux écrits théologiques, il est aussi traducteur de la Bible en allemand et un commentateur réputé de nombreux livres bibliques.

Messie

D’un mot hébreu qui signifie « l’oint » (celui qui a reçu l’onction), il a été traduit en grec par « christos » qui a donné Christ. L’onction est un geste (généralement on verse une huile parfumée sur la tête) par lequel un individu est désigné par un autre (ou par un groupe) comme celui qui est choisi par Dieu pour accomplir une mission donnée. On parle ainsi d’onction royale, d’onction prophétique ou d’onction sacerdotale. Le terme de « Messie » en est venu à désigner celui que Dieu a choisi pour instaurer son royaume sur terre. Si aujourd’hui ce terme a en un sens spirituel, à l’époque de Jésus il avait aussi un sens politique fort.

Ministère

Du latin minister qui signifie : serviteur, mais aussi : adjoint ou administrateur. Il a donné le mot français de ministre, mais aussi celui de métier.

En théologie, il désigne la fonction qu’exerce une personne ou une Église quand elle se met au service de Dieu. C’est ainsi que l’on parle du ministère pastoral pour désigner la fonction d’un pasteur ; ou du ministère de l’Église pour désigner sa mission. Ce terme peut aussi être appliqué à Jésus pour désigner sa mission.

Orthodoxe

Du grec ortho (qui signifie : droit) et doxa (qui signifie : opinion), ce terme peut désigner soit une doctrine conforme à la vérité, soit une famille chrétienne (les Églises orthodoxes de Russie ou de Grèce par exemple).

En théologie protestante, il est parfois opposé à libéral.

Pagano-chrétien

Expression moderne pour désigner un chrétien d’origine païenne dans les premières générations chrétiennes. Cependant cette désignation peut recouvrir une grande variété d’origines. Minoritaire dans la première génération chrétienne (puisque la quasi totalité des disciples de Jésus sont juifs), le pagano-chrétien va petit à petit devenir majoritaire . (cf. aussi judéo-chrétien)

Pains azymes

Venant d’un mot grec ancien signifiant « sans levain », ce terme désigne un pain composé uniquement d’eau et de farine sans l’action d’un levain ou ferment quelconque. L’hostie de la célébration eucharistique est une forme de pain azyme.

Paléo hébreu

Désigne une forme ancienne de l’écriture hébraïque qui précède l’hébreu classique (celui dans lesquels sont écrit les livres bibliques). C’est dans cette écriture que figurent la plupart des écrits archéologiques retrouvées à ce jour. (cf. par exemple la reprise des données archéologiques dans le cours du prof Thomas Roemer.)

Paraclet

Dans la Bible, ce terme n’apparait que dans l’évangile selon Jean où il désigne le Saint-Esprit. Ce terme provient du grec paracletos qui signifie littéralement celui qui aide peut se traduire par: avocat, défenseur, consolateur ou intercesseur.

Parénèse

Désigne un discours moral, une exhortation à exercer une attitude considérer comme juste (une vertu au sens antique du terme). La parénèse constitue souvent un élément rhétorique qui conclu un discours (ou une lettre) par des indications de comportement qui découlent des idées exposées auparavant.

Parousie

Désigne le retour en gloire du Christ qui marque le début de l’instauration définitive du royaume de Dieu dans le monde. Vient du grec: parousia qui signifie présence. Est parfois évoquée sous le terme « Révélation de Jésus-Christ ».

Passion

En théologie biblique, la Passion désigne les souffrances du Christ durant la semaine sainte qui culmine dans sa mort sur la croix. Le mot vient du latin « patior » et du grec « pathos » qui signifie souffrance ou supplice.

Pays des Gadaréniens

Cité à plusieurs reprises dans les évangiles synoptiques (Mt 8, 28ss ; Mc 5,1 ; Lc 8,26ss par ex.), le terme désigne une région à l’est du Jourdain dont la ville principale est Gadara (cf. carte sur Wikipédia ), une des villes de la Décapole. Ces 10 villes constituent un territoire « tampon » (qui ne fait pas partie de l’Israël historique) entre les possessions d’Hérode le Grand et la province romaine de Syrie à l’époque de Jésus. 

Pentateuque

Du grec « penta » qui signifie cinq, ce mot désigne les 5 premiers livres de la Bible (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome).

Polycarpe de Smyrne

Théologien et auteur chrétien du IIème siècle de notre ère. Actif en Asie Mineure, il est présenté comme un disciple direct de l’apôtre Jean et exerce les fonctions d’évêque à Smyrne (aujourd’hui Izmir en Turquie).

Presbytre

D’un mot grec qui signifie « ancien », ce terme désigne dans le Nouveau Testament une fonction ecclésiale collégiale (les presbytres) qui jouent un rôle important dans le gouvernement de l’Eglise. Dans le protestantisme, il donnera « conseil presbytéral » qui désigne un collège élu de membres d’une communauté locale qui, avec le pasteur, dirige celle-ci. Dans le catholicisme, il en viendra à désigner la fonction d’un prêtre chargé de diriger une paroisse.

Psaumes

Du grec psalmos qui désigne un poème destiné à être chanté accompagné par un instrument à cordes (le psalterion), les psaumes bibliques sont des poèmes, d’une longueur variable, principalement destinés au culte. Les plus anciens semblent remonter au 1er temple (détruit en – 587), mais la plupart proviennent du second temple (détruit en 70). Ces psaumes étaient aussi chantés dans les fêtes religieuses familiales ou dans des actes de piétés individuels. Composés vraisemblablement par la compilation de recueils antérieurs, ils sont rassemblés dans un recueil de 150 poèmes: le livre de psaumes.

Pseudépigraphie

Procédé littéraire par lequel un écrit est placé sous la plume d’un nom d’emprunt, le plus souvent un nom important. Ce procédé est courant dans l’Antiquité où la notion d’œuvre personnelle (qui va apparaître en Occident à la fin du Moyen-Age) n’est pas habituelle.

Plusieurs livres du Nouveau Testament sont considérés comme des pseudépigraphes comme certaines lettres de Paul (Colossiens, Ephésiens, …) ou les épitres dites « catholiques »

Pseudonymie

Procédé par lequel une personne exerce une activité sous un nom d’emprunt.

Qoheleth

Nom d’un livre de l’Ancien Testament, parfois appelé: « L’Ecclésiaste » car ce mot hébreu (qui désigne aussi l’auteur du livre) vient d’une racine qui signifie « celui de l’assemblée (qahal) ». Or ce dernier terme a été traduit par celui de « ecclesia » en grec. Le livre, qui fait partie de la littérature de sagesse, daterait du milieu du 3ème siècle avant notre ère.

Réformateur

Dans le protestantisme, on désigne par ce terme un homme (théologien, ecclésiastique, homme d’état) qui a joué un rôle clef dans l’instauration ou le développement de la Réforme protestante au 16ème siècle. Les plus connus sont Luther, Zwingli ou Calvin.

Révélation

Désigne la manière dont Dieu se donne à connaître dans l’humanité.

Révélation de Jésus Christ

Voir « Parousie »

Révolte des Macchabées

Désigne une révolte menée par une famille juive (les Macchabées) contre la domination séleucide entre -175 et -140. Elle va conduire à l’indépendance de la Judée qui va être gouverné jusqu’en -40 par la dynastie hasmonéenne (c’est ainsi que l’on nomme les descendant de Jonathan Macchabée fondateur de la dynastie). Le caractère sanglant de la révolte est à l’origine de l’usage du terme « macchabé » pour désigner un cadavre en argot.

Sagesse

En hébreu biblique, « sagesse », désigne d’abord un savoir-faire. Le « sage », est une personne habile dans son art, et peut se traduire par « expert ». Ce n’est qu’à partir du 3e siècle avant J.-C. que le sage devient un intellectuel par opposition à toute personne exerçant une profession manuelle (cf. Si 38-39). Le sage enseigne la sagesse, il réunit autour de lui quelques disciples (cf. Qo 12,9-12); par son savoir et sa culture, il tient lieu, le cas échéant, de conseiller d’État.
La sagesse comme enseignement scolaire a pour but de faire connaître la vérité pour vivre correctement. En ce sens elle enseigne la prudence, le discernement et la modération, par opposition à l' »imbécillité » et à la « méchanceté ». La matière enseignée à Jérusalem a été consignée dans les livres bibliques des Proverbes, de Qohélet (Ecclésiaste) et du Siracide. Les genres littéraires les plus fréquemment employés dans ces écrits sont ceux de la maxime (Pr 10-29; Qo 10) et de l’instruction (Pr 1-9), car ils se prêtent le mieux à la méthode pédagogique de la sagesse qui vise autant à instruire qu’à admonester, à corriger et à blâmer.
Pour en savoir plus, cliquez ici

Sapientiel

Cet adjectif désigne la littérature de sagesse, plus particulièrement dans les livres bibliques. Il désigne aussi une manière de se poser les questions existentielles fondamentales qui s’épanouit dans le monde du Proche Orient ancien.

Séleucides

Dynastie grecque fondée par un général d’Alexandrie (Seleucos) qui a régné sur la Mésopotamie, l’Anatolie et le Levant depuis la mort d’Alexandre (- 305) jusqu’à l’arrivée de la domination romaine (- 64). Elle pratique une politique d’hellénisation qui va conduire à la révolte des Macchabées (-175 – -140).

Shaddaï

Un des noms de Dieu dans l’Ancien Testament, particulièrement prisé dans le livre de Job. Traditionnellement traduit, via le grec, par « puissant » ou « tout puissant », son étymologie reste débattue des spécialistes. Selon Exode 4, si le nom de « El » ou « Elohim (cf. plus haut) est connu de l’ensemble de l’humanité, celui de Shaddaï est révélé aux patriarches Abraham, Isaac et Jacob, tandis que celui de YHWH (cf. plus bas) est révélé à Moïse.

Shalom

Terme hébreu, habituellement traduit par « paix ». Mais ce terme désigne plus qu’un état extérieur de non guerre, il renvoie aussi à une sérénité intérieure ou à une situation de bien-être individuel ou collectif. Dans la Bible, la paix n’est pas possible sans justice.

Temps messianiques

Cette expression désigne une espérance eschatologique (cf. plus haut) d’un temps final de l’histoire où se manifeste le Messie pour le plus grand bien des croyants ou de l’humanité toute entière. Cette espérance est déjà présente dans les oracles de l’Ancien Testament, en particulier dans les écrits d’Esaïe. Elle se déploie, sous des formes très diverses, durant la période intertestamentaire et se retrouve dans les écrits du Nouveau Testament, en particulier dans le livre de l’Apocalypse.

Théophanie

Du grec « theos » (Dieu) et « phan » (apparition), ce terme désigne en sciences des religions toute forme d’apparition de la divinité. Dans la BIble, une théophanie est souvent associées aux récits de vocation (Par ex: Moïse en Ex 3). Elle permet d’attester que celui qui envoie est bel et bien Dieu. Les modes de la théophanie sont divers dans la Bible et cherchent à relever un défi, celui de montrer Dieu qui ne se laisse jamais réduire à une image précise et qui peut même disparaître quand on pense le saisir enfin (cf. le récit des pèlerins d’Emmaüs en Luc 24, 31)

Tibériade (lac)

Parfois aussi appelée « Mer de Galilée », le lac de Tibériade est situé au Nord de la Palestine dans la province de Galilée. Cette étendue d’eau joue un rôle économique (pêche, irrigation des cultures, voie de circulation pour le commerce) important dans cette région. Il apparaît régulièrement dans les récits du ministère de Jésus où il tient une place géographique centrale.

Torah

Terme hébreu qui signifie « enseignement, instruction », il désigne pour le judaïsme les 5 premiers livres de l’Ancien Testament (souvent appelés Pentateuque dans le christianisme). Par extension, il peut aussi désigner la bible hébraïque dans son ensemble.

Tradition prophétique

La tradition prophétique biblique s’appuie principalement sur les écrits prophétiques qui, avec le Pentateuque (Loi -Torah) et les « autres écrits », forment la Bible hébraïque. La tâche des prophètes n’est pas d’abord de décrire l’avenir, mais d’apporter une parole de Dieu pour le temps où ils s’expriment. Cette parole est souvent animée par l’espérance d’un accomplissement à venir de l’histoire, ce qui fait que les écrits prophétiques contiennent aussi des annonces concernant le futur. Dans ces écrits se développe aussi la figure du prophète incompris dont les paroles sont rejetées. Cette figure a servi de matrice aux auteurs du Nouveau Testament pour parler de Jésus ou du sort de la communauté des croyants.

YHWH

Ces quatre consonnes reprennent en français le tétragramme (4 lettres) par lequel l’hébreu (Yod – Hé- Waw – Hé) désigne le Nom divin révélé à Moïse en Exode 3. Il se prononce usuellement Yahvé. Les juifs ne prononcent pas ce Nom et disent usuellement « Adonaï » (qui signifie : Seigneur). Parfois, ils utilisent aussi le terme: « Hashem » qui signifie: le Nom. Cf aussi « Elohim » et « Shaddaï ».

Une revue pour étudier la Bible, depuis 30 ans

La revue Lire&Dire c’est quoi

La revue Lire&Dire a été crée en 1989. Elle souffle cette année sa 30e bougie ! Lire&dire sort 4 numéros par année, comprenant chaque fois 4 études exégétiques de textes bibliques. le but est de stimuler la prédication par une étude rigoureuse des textes bibliques.

Un sacré parcours

Lire&Dire c’est 30 ans de travail autour de la Bible. Chaque numéro est préparé par une équipe en Suisse, en France, en Belgique, … Cela fait à ce jour 122 numéros. Un total de 560 articles ! En tout, ce sont 450 auteurs qui vous offrent le fruit de leur travail. Chaque étude est le fruit d’un travail de lecture et de discernement en groupe.

Au début, une impulsion de Daniel Marguerat

Daniel Marguerat
Daniel Marguerat

Nous devons l’existence de cette revue à l’initiative de Daniel Marguerat. Professeur de la Faculté de théologie de l’Université de Lausanne (Suisse), ce dernier souhaitait combler une lacune dans le monde francophone. De telles revues existent en allemand et en anglais.

De très nombreuses études bibliques facilement accessibles

Vous imaginez bien qu’à raison de 4 numéros annuels offrant 4 études chaque fois, de très nombreux textes ont été abordés. Sur le site de la revue un index très utile offre la liste des textes étudiés à ce jour. Il présente aussi les numéros à paraître.

Le bon plan

Vous avez la possibilité de télécharger une étude gratuitement. N’hésitez plus, cela en vaut la peine.

30 bougies !

La revue fête son anniversaire à Crêt-Bérard le 23 septembre 2019 avec un colloque très original, ouvert à toutes et à tous.

Défi: lire la Bible en un an

Lire la Bible en un an, pourquoi pas?

Photo : Ben White sur Unsplash
Photo : Ben White sur Unsplash

Se préparer avant de commencer

Pour lire la Bible un an, il vaut la peine de se poser d’abord quelques questions. Combien de temps je prévois de bloquer par jour? A quel moment? Une lecture le matin, une lecture le soir? Et au fond, quel est mon but? Lire le texte « au kilomètre ». Pour arriver à tout lire en un an, il faut lire environ 4 chapitres par jour. Cela risque d’être rébarbatif. Prendre du temps pour intégrer ce que je lis. Noter des questions. Consigner des réflexions personnelles? Méditer les textes que je lis. Noter mes questions pour les reprendre plus tard.

Photo : Aaron Burden sur Unsplash
Photo : Aaron Burden sur Unsplash

Un cadre favorable

Pour lire chaque jour le texte biblique prévu, il vaut la peine de se donner un rendez-vous régulier. Prévoir un cadre agréable. Disposer d’un moment de tranquillité. Le matin au réveil? Arriver 10 minutes plus tôt sur son lieu de travail? S’asseoir devant une fenêtre, confortablement, avec une boisson chaude ou fraîche. Allumer une bougie.

Photo : Ben White sur Unsplash
Photo : Ben White sur Unsplash

Des guides de lecture

On trouve sur le web de nombreux guides. Le plus simple est d’en charger un qui vous convienne sur votre téléphone. Les librairies spécialisées dans la littérature chrétienne en proposent également.

Pourquoi lire la Bible encore aujourd’hui

Un témoin du patrimoine mondial de l’humanité

La culture biblique est en perte de vitesse dans l’univers francophone européen. la cause remonte aux années 1960, marquées par l’augmentation du pouvoir d’achat et la remise en question de l’autorité et des repères traditionnels (le phénomène dit de Mai 68). Cinquante ans plus tard, avec l’irruption des nouvelles technologies de la communication, les habitudes religieuses se sont radicalement transformées. La liberté religieuse, la montée de l’individualisme et l’énorme diversification ont fait des religions traditionnelles des options parmi d’autres. Derrière la Bible, il y a mille ans d’histoire : de l’origine du peuple d’Israël et des débuts de la royauté (8e siècle avant Jésus-Christ) à l’expansion de la mission chrétienne (2e siècle après).

Les rudiments d’une culture chrétienne

Il y a un certain nombre de notions culturelles chrétiennes de base qui sont indispensables pour comprendre le monde dans lequel on vit: pourquoi le dimanche est-il un jour chômé? La signification des fêtes chrétiennes devenues essentiellement commerciales (Noël, Pâques, etc.).

Des questions profondes

Les textes bibliques n’offrent pas des réponses toutes faites sur le bien et le mal, l’origine de la souffrance, le pourquoi de la violence. Quand on prend le temps de lire attentivement les textes à l’aide d’outils, ces grandes questions prennent une autre dimension. La responsabilité personnelle est stimulée.

Prendre 5 minutes pour lire la Bible chaque jour sur le chemin du travail
Prendre 5 minutes pour lire la Bible chaque jour sur le chemin du travail

La prise en compte de la dimension dramatique de l’existence humaine

La principale conviction des chrétiens est celle de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ. Après Pâques, les compagnons historiques de Jésus ont vécu un retournement inattendu. Ils pensaient que tout s’était arrêté avec la mort de leur maître, supplicié sur une croix. Si ce retournement est invérifiable d’un strict point de vue historique, les effets demeurent mesurables. Ils étaient convaincus que leur maître n’était pas mort définitivement, mais était présent autrement. Cette conviction traverse les Évangiles. On en retrouve la trace dans la prédication et l’activité de missionnaire itinérant de Paul de Tarse.

Saint Paul, Mosaïque de l’Église Saint André à Ravenne
Saint Paul
Mosaïque de l’Église Saint André à Ravenne

Aujourd’hui, pour les chrétiens, demeure cette conviction que Jésus n’abandonne pas les siens dans l’épreuve, même si la vie humaine demeure placée sous l’horizon dramatique des épreuves et de l’inattendu récurrent de la souffrance.

Pourquoi étudier la Bible

On entend souvent que les religions sont à l’origine des guerres. Pourtant, à y regarder de plus près, on constate que les causes sont multiples: économie, pouvoir politique, blessures de l’histoire passée. Étudier la Bible, en particulier les textes difficiles, permet de prendre du recul et de se faire une opinion plus précise. Bien sûr le religieux est aussi un facteur qui joue un rôle. Nos cours bibliques ont pour but de permettre une lecture critique des textes et de stimuler la réflexion personnelle propre, au delà de toutes idées préconçues.

Le top 3 des Bibles d’étude en français

C’est quoi une Bible d’étude ?

Une Bible d’étude, c’est une Bible comportant un nombre important d’aides pour l’étude: des notes en bas de page expliquant les notions difficiles et fournissant des informations complémentaires. Des introductions générales pour chaque livre précisant ce qu’on peut savoir à son sujet d’un point de vue historique (auteur et datation, contexte historique, ce qu’on peut savoir des destinataires). Des index et un lexique. Des cartes un plan (Jérusalem à l’époque de l’Ancien Testament, respectivement à celle du Nouveau Testament, les voyages de l’apôtre Paul à travers le bassin méditerranéen, etc.). Des tableaux chronologiques complètement le panorama historique.

Notre TOP 3 des Bibles d’étude

1. La Traduction œcuménique de la Bible (TOB)

Il s’agit d’une traduction nouvelle, réalisée conjointement par des spécialistes catholiques et protestants, professeurs d’Université en Suisse, en France, en Belgique, etc. Cette nouvelle traduction constitue une grande première. Jusqu’ici, on ne disposait que de versions confessionnelles (catholique, protestante, évangélique, orthodoxe, etc.) de la Bible. La TOB est une Bible d’étude largement reconnue et utilisée dans les facultés universitaires de théologie et dans la recherche académique. Sa 3e édition (2010) comprend de nombreuses mises à jour et compléments historiques, notamment sur la constitution du Pentateuque (les cinq premiers livres de l’Ancien Testament: Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome)

Une première mondiale

L’édition de 2010 intègre l’apport des Orthodoxes. Elle comprend ainsi six livres tirés de la liturgie des principales Églises orthodoxes Les 3e et 4e Livres d’Esdras, les 3e et 4e Livres des Maccabées, la Prière de Manassé et le Psaume 151). Il s’agit là d’une grande première sur le plan œcuménique francophone, voire mondial.

La Bible. Notes intégrales. Traduction œcuménique, 11e édition, Cerf - Bibli'O, Paris - Villiers-le-Bel, 2010
La Bible. Notes intégrales. Traduction œcuménique, 11e édition, Cerf – Bibli’O, Paris – Villiers-le-Bel, 2010

2. La Bible de Jérusalem (BJ)

Cette Bible provient de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem. Une équipe d’exégètes catholiques a réalisé les traductions. les livres ont été traduits par des spécialistes de l’exégèse biblique. Ils ont été accompagnés par une équipe de professeurs d’université. L’École biblique a été fondée en 1890. Elle est dirigée par l’Ordre des Dominicains. Depuis 1920, celle-ci est reconnue par l’Académie des inscriptions et belles lettres comme école archéologique nationale française.

La Bible de Jérusalem
3e édition
Cerf, Paris, 1998.

3. La Nouvelle Bible Segond (NBS)

Cette Bible est éditée par l’Alliance biblique universelle. Elle doit son nom au pasteur genevois Louis Segond (1810-1885), qui a traduit l’Ancien Testament en 7 ans (1865-1871). Le Nouveau Testament a été traduit par le professeur Hugues Oltramare, de l’Université de Genève. Elle a connu de nombreuses révisions (version dite « à la Colombe », Nouvelle édition de Genève, etc.).

Deux nouveautés pour le 21e siècle

En 2002 sort une nouvelle version, destinée à l’étude, dite Nouvelle Bible Segond. Celle-ci est destinée à fournir une alternative à la TOB. La version « Segond 21 » est publiée en 2007, utilisant un vocabulaire contemporain. L’édition d’étude est un outil remarquable pour étudier la Bible. De nombreux tableaux, cartes et plan sont insérés dans les livres bibliques.

La Nouvelle Bible Segond. Édition d'étude, Alliance biblique universelle, Société biblique française, Villers-le-Bel, 2012
La Nouvelle Bible Segond. Édition d’étude, Alliance biblique universelle, Société biblique française,
Villers-le-Bel, 2012

Où les trouver

Dans les bonnes librairies ou achat en ligne. Pour les acheter, nous vous encourageons vivement à favoriser, dans la mesure du possible, les librairies spécialisées dans la littérature chrétienne.

La TOB

Pour aller plus loin

Pour étudier les textes bibliques plus en profondeur, nous recommandons l’usage de dictionnaires bibliques. Pour en savoir plus à ce sujet, vous pouvez consulter notre Top 3 des dictionnaires bibliques. Ces dictionnaires offrent ainsi de nombreuses ressources pour nos nos cours bibliques.

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Des outils pour étudier la Bible chaque jour

Il existe des outils très accessibles pour étudier la Bible jour après jour. En français, nous disposons du Nouveau Testament Commenté. Ce volume assez compact contient un commentaire complet de chaque livre du Nouveau Testament. De plus, ce manuel d’études bibliques existe aussi en édition de poche.

Un outil pour chaque jour

Le commentaires se décline par sections assez brève. cela facilite l’étude quotidienne. Chaque jour, une section peut être lue. Celle-ci comprend le texte biblique (tiré de la Traduction œcuménique de la Bible) Ainsi vous pouvez étudier l’Évangile de Jean en 10 jours (soit deux chapitres par jour) ou en 20 jours (soit un chapitre par jour) ou la Lettre à Philémon, qui ne comprend qu’un chapitre en un seul jour.

Une documentation sérieuse

Chaque livre est commenté par un/e spécialiste reconnu, issu du monde universitaire. Une introduction présente ainsi ce qu’on sait du contexte historique et de l’auteur du texte biblique étudié. Des références bibliographiques offrent des pistes pour en savoir plus. Des cartes et un glossaire agrémentent le tout.

Le Nouveau Testament commenté
sous la direction de Camille Focant et Daniel Marguerat
Bayard, Paris, 2014.

Un événement dans le monde de l’édition biblique en français

C’est la première fois que nous disposons d’un tel outil pour étudier la Bible en langue française. De tels manuels existent déjà en anglais ou en français. Il convient aussi de saluer le caractère œcuménique de cette belle réalisation. Des exégètes catholiques et protestants ont travaillé ensemble à son édition. Ils proviennent de Suisse, de Belgique, d’Italie, de France et du Québec. Le projet a été dirigé conjointement par Daniel Marguerat (Université de Lausanne, Suisse) et Camille Focant (Université Catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve, Belgique). Le Nouveau Testament commenté est sorti en 2012, aux Éditions Bayard. Rapidement épuisé, il a été réédité depuis. Il existe aussi en édition de poche.

Pour étudier l’Ancien Testament chaque jour

Un tel outil existe-t-il pour étudier les livres de l’Ancien Testament? Cela n’est pas encore le cas. Mais une collection, visant le même objectif est en cours de publication.

Trois volumes sont sortis à ce jour, respectivement sur la Genèse, l’Exode et le Livre de Job.

Albert de Pury, Thomas Römer, Konrad Schmid
La Genèse, Bayard, Paris, 2016.
Albert de Pury, Thomas Römer, Konrad Schmid
La Genèse, Bayard, Paris, 2016.
Thomas Römer, l'Exode
Bayard, Paris. 2017
Thomas Römer, l’Exode
Bayard, Paris. 2017
Thomas Krüger, Job
Bayard, Paris, 2018
Thomas Krüger, Job
Bayard, Paris, 2018

Conclusion

Nous recommandons vivement l’utilisation de ces livres aux participants/tes de notre cours biblique par correspondance.

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